L’imposteur

Salut mes amis,

Suite au billet de la semaine dernière,  j’ai comme reçu une vague immense de messages, de questions et même de confessions…  Ça fait une semaine que je me sens un peu imposteur…

Je me sens imposteur parce tout ce que je vous écris depuis presqu’un an maintenant, ce sont toutes des choses auxquelles je crois profondément et que j’ai compris dans ma tête.  DANS-MA-TÊTE.

Le chemin de la compréhension et de l’acceptation est tellement plus ardu et difficile vers le cœur…  Je suis imposteur parce que j’ai l’air de la fille qui applique tous ces beaux principes de vie tellement naturellement aujourd’hui…  C’est faux.  Je peux les expliquer, je peux y croire, je peux m’y accrocher, mais la vérité c’est que le VIDE…  n’est jamais bien loin…  Je ne parle pas du VIDE immense qui pousse à l’irréparable,  mais bien de tous ces petits vides qui vont et viennent au gré des événements de notre vie.

Certains petits vides sont reliés à la peur… La peur de prendre une décision, la peur de blesser, la peur du changement.  Le vide s’installe, car lorsque la peur est là, elle gruge le cœur, elle gruge la joie, elle engloutie la simplicité.  J’ai eu peur tellement longtemps.  Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui.  Quand on se met à dire ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus, la peur se transforme en fierté.  TELLEMENT!  La fierté de s’être tenu debout.  La fierté de s’être  assumé et surtout la fierté de s’être respecté.

Certains petits vides sont reliés à la colère…  La colère envers un ami, un conjoint, un collègue, une situation…  La colère, c’est normal.  La colère, il faut juste apprendre à la gérer.  Et par là, je veux dire, entre-autre, l’exprimer.  Le vide s’installe lorsque la colère est réprimée…  elle envahie le cœur et ne laisse plus de place aux petits moments de bonheur.  L’affaire avec la colère c’est qu’elle peut se déguiser la maudite.  Elle se déguise en tristesse, en dépendance,  en indifférence et surtout (et la pire de toute) l’abandon.  La colère, je me suis battu contre elle tellement longtemps…  Elle a pris des formes pas possible au courant des dernières années…  jusqu’au moment au j’ai compris que j’avais le droit d’être en colère et que surtout j’étais normale.  Quand on se met à accepter notre colère et encore une fois à l’exprimer… Ben je ne sais pas quoi dire à part que c’est une libération intense.

Certains petits vides sont reliés à la déception…  c’est vraiment celle-là qui me cause problème.  Les déceptions sont causées lorsque l’on a des attentes.  Mais « tout le monde le sait », « tout le monde le dit », il ne faut pas avoir d’attentes… BUL-LE-SHI-TE.  Pour moi, il y  a une énorme différence entre ne pas attendre et ne pas avoir d’attente.  Ne pas attendre, je m’en viens pas pire…  Mais ne pas avoir d’attente?!?   Je ne sais pas si c’est juste moi là, mais c’est comme si on me demandait d’arrêter de faire fonctionner mon cœur.  C’est comme si on me demandait d’arrêter de faire fonctionner mon sixième sens.  Souvent, il est impératif de se rendre à l’évidence que nos attentes ne seront jamais comblées.  FINE, ça je suis d’accord, je me suis même séparée à cause de cela.  Par contre.  Et sérieux je le sais que je ne suis pas la seule, pour moi, des attentes c’est comme « ma norme ».  Et changer ma norme, c’est comme me demander de faire un « X » sur ce que je suis, sur ce que je désire.  Sincèrement, je crois qu’une fois que les cartes sont mises sur la table, qu’on a été honnête, qu’on a dit ce qui habitait notre cœur, alors moi, je crois être en droit d’avoir des attentes.  Par contre, et c’est là mon problème…  Il s’appelle ESPOIR.  Et je le dit, il me fait chier lui.  C’est lui que mon cœur n’est pas capable de kicker out quand c’est le temps et c’est lui qui se transforme en VIDE.  Alors, mesdames et messieurs, j’aimerais bien vous donner un truc pour celui-là, mais c’est lui mon imposteur.  Monsieur ESPOIR.

Monsieur ESPOIR me fait agir de bien drôle de manière.  En fait Monsieur  ESPOIR me transforme parfois en tapis et c’est pour ça que je le déteste à ce point.  Ma tête sait.  Mon cœur s’en fout.  Le lien ne se fait juste pas.

Ce que je sais aussi par contre, c’est que dans la vie, ce que l’on décide de faire ou de dire est tout aussi important que ce que l’on décide de ne pas faire ou de ne pas dire.  Tous ces choix peuvent changer le cours de notre vie…

Je crois sincèrement que tous et chacun de nous vivons des vides ou un VIDE à certains moments de notre vie…  L’affaire, et c’est aussi mon problème, c’est que ceux qui vivent les plus grands vides sont ceux qui sont toujours là, toujours les plus forts…  Depuis un an, j’en ai analysé des affaires sur ma vie…  Et je sais maintenant que jamais encore, je n’ai laissé quelqu’un être plus fort que moi.  Jamais encore je ne me suis appuyée sur quelqu’un.  JA-MAIS.  Et savez-vous quoi…  c’est ce qui a causé mon VIDE justement…

J’ai appris à l’école que 2 négatifs faisaient un positif…  Alors peut-être que 2 vides peuvent se remplir, se soutenir, s’aider…

Faudrait que j’essaie un moment donné…

NAMASTE mes amis

 

 

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