Nous sommes nos choix

Salut mes amis yogis, non-yogis et surtout mes collègues de travail cette fois-ci…

J’ai pris une pause du blogue pour les vacances, mais ce soir je n’ai pas le choix d’écrire…  c’est juste comment dire… je ne sais pas comment dire en un seul mot justement…  Je dois vous parler ou plutôt vous re parler de l’existence des choix.  Pour ceux qui me lisent depuis un bout je risque de me répéter,  j’assume pleinement.

J’ai étudié au Cégep Ahuntsic de 1998 à 2001 avec une gang formidable…  Plusieurs d’entre nous travaillent maintenant pour le SPVM et il m’est toujours spécial de voir à quel point nous avons évolué en 15 ans lorsque je croise des personnes avec qui j’ai étudié.  De cette gang formidable faisait partie Cynthia.  Nous n’avons jamais développé d’amitié, mais nous étions de bonnes collègues d’école et avons fait quelques travaux ensemble.  Dans ma première année de service, nous avons également travaillé sur la même équipe de travail.  J’ai toujours perçu Cynthia comme une fille qui s’assumait  et qui était forte de ses opinions.  Je ne l’ai pas vue depuis une dizaine d’années…  Cet après-midi j’ai appris avec…. Stupéfaction? Tristesse?  Colère? Que Cynthia s’était enlevé la vie…

MOMENT DE SILENCE

Cette nouvelle m’a tellement chamboulée.  Cette nouvelle m’a ramenée un an en arrière alors que j’étais dans la même noirceur que Cynthia.  Alors que j’étais devant le VIDE.  Heureusement, lors de cette impasse, j’ai eu la chance d’avoir 2 boules de lumière pour éclairer le chemin de mon retour.  J’ai fait le choix de revenir et surtout de changer.  Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la vie de ma collègue et je ne sais pas si elle a lancé des appels à l’aide ou pas.  Par contre je connais le sentiment qui l’habitait.  Il n’a pas de nom ce sentiment.  C’est pourquoi  je l’appelle le VIDE.

MOMENT DE SILENCE

Lorsque j’étais en arrêt de travail l’an dernier, la chose qui me stressait le plus, ce n’était pas de manquer d’argent, ce n’était pas d’avoir perdu ma forme et ma santé.  Ce qui me stressait le plus c’était le jugement de mes collègues de travail  qui me voyaient partir en plein mois de juillet… C’était la peur de perdre ma crédibilité à leurs yeux.  Parce qu’on dira ce qu’on voudra, la vérité c’est qu’on juge tout le temps tout le monde.  Et la vérité encore plus grande c’est que chacun devrait se la fermer avec son jugement car JAMAIS et je dis bien JAMAIS il est possible de savoir les sentiments qui habitent une personne qui nous est inconnue et encore moins les événements auxquels elle doit faire face. Alors chers collègues…  est-ce possible de juste être empathique entre nous…  juste un peu.  Pas juste quand des moments comme celui-ci arrive, mais bien à tous les jours…

MOMENT DE SILENCE

Ne sous-estimez jamais la valeur de votre parole envers quelqu’un.  Que ce soit positif ou négatif.  Ne sous-estimez jamais le mal que vous pouvez causer en faisant courir une rumeur ou en dénigrant quelqu’un.  Mon ami Socrate a vraiment un bon truc pour ça…

Et surtout ne sous-estimez jamais la valeur d’un sourire, d’un appel, d’un texto.  Intéressez-vous vraiment aux gens.  Écoutez…  Ne faites pas juste entendre ou préparer votre future réplique… É-COU-TEZ.

MOMENT DE SILENCE

On a toujours le choix.  Jamais personne ne me fera changer d’idée là-dessus.  Car par-dessus tout, nous avons toujours le choix de nos réactions et de nos décisions.  C’est une question de gestion de soi, d’assurance et surtout de respect.

Lorsque j’étais sur ce pont en juillet dernier, je ne l’ai pas dit à personne, je ne voulais plus rien savoir de rien ni personne justement.  Heureusement pour moi et finalement pour bien des gens qui m’aiment et que j’aime, mes 2 boules de lumières sont apparues dans ma tête et l’amour que j’ai pour eux a été plus fort que le VIDE qui m’habitait.  J’ai donc fait le CHOIX de retourner vers une vie qui n’avait plus aucun point commun avec ce que j’avais toujours connu.

MOMENT DE SILENCE

Il s’en passe des affaires en un an. Car aujourd’hui, je suis heureuse et j’ai encore de la difficulté à croire que j’ai pu, un jour, vouloir poser un geste semblable. Un geste définitif pour un état temporaire… long, mais temporaire quand même.  J’aurais passé  à côté de tous les petits et grands bonheurs que comporte ma vie aujourd’hui.

Alors si aujourd’hui la vie te semble VIDE, je te promets  que ça va passer.  Tout passe. TOUT.  Il faut juste laisser du temps au temps.  Et surtout dire ce que tu as à dire, à qui tu dois le dire.

La vie est simple.  C’est les humains qui la compliquent.

Tu t’ennuies de quelqu’un , appelle-le

Tu veux voir quelqu’un, invite-le

Tu aimes quelqu’un, dis-lui

Tu te poses des questions, demande-le

Et ainsi de suite…

Fais le CHOIX de simplifier ta vie.  Arrête d’attendre.  La vie c’est aujourd’hui.  Pas hier, pas demain, AUJOURD’HUI.

Ma belle Cynthia…  où que tu sois ce soir, j’espère que la lumière a su atteindre ton cœur et apaiser tes souffrances…

NAMASTE chers amis…  Ce soir plus que les autres…  Voici donc la signification de ce mot qui est mon préféré et qui selon moi est vraiment à propos.

 

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