Le temps qui passe

Cette semaine j’ai eu ma « pin » de 15 ans d’ancienneté au travail…  Ce qui signifie la moitié de ma carrière, le début de la pente descendante…

Cette semaine mon premier bébé aura 9 ans… 9 ans!  Ce qui signifie que ma fille a déjà commencé à me trouver lente sur certaines affaires… Elle a surtout sa propre vie de plus en plus…

Ça fait un an que je suis revenue au travail,

Ça fera 3 ans que je suis enquêteur,

Mon deuxième bébé rentre à l’école en septembre…

Savez-vous quoi?  Le temps passe et plus je vieillis plus ça va vite.  Et plus ça va vite, moins j’ai envie de perdre mon temps justement…

Je ne me souviens plus qui a dit ça exactement, mais ça allait comme suit : On ne se rend compte de la valeur d’un moment qu’une fois qu’il est disparu.

Ces temps-ci je pense beaucoup au temps qui passe, aux moments que j’ai sous-estimés, mais surtout à ceux auxquels j’ai donné une importance qui ne leur revenaient pas…

Avant les fêtes, j’étais extrêmement fatiguée, pour ne pas dire à boutte.  Je n’aimais pas la personne que j’étais parce qu’elle se rapprochait de plus en plus de la fille de 2016.  La fille qui en faisait trop, qui en prenait trop, qui disait oui à tout.  J’ai commis exactement la même erreur qui m’avait conduite en dépression…  Je me suis saoulée au travail et à l’école pour oublier ce qui me faisait mal, pour oublier que j’étais seule en maudit.  J’ai même travaillé en débile durant les fêtes pour que ça passe le plus vite possible…  L’affaire c’est que cette fois-ci je le savais que je faisais une erreur.  L’affaire de l’affaire c’est que lorsqu’on répète une erreur 2 fois ce n’en est plus une.  C’est un choix.  Et ce choix était plus facile pour moi que d’affronter la douleur qui me remontait dans l’estomac.  Que d’admettre que j’étais en train de me replanter.

Sauf que.  Je vous l’ai déjà dit, je ne retournerai pas dans le noir.  J’ai donc dû faire des choix pour moi, pour ma santé, pour mon petit cœur.  Car le temps passe… De plus en plus vite.  Et je ne veux plus perdre une minute de ma vie à fuir la réalité de quelque manière que ce soit.  Je l’ai déjà beaucoup trop fait dans mon ancienne vie.

J’ai donc décidé de revoir mes choix de vie.

Priorité #1 :  Ma santé.  Il y a de cela pas si longtemps, je courais des demis-marathons, je faisais toutes sortes de courses à obstacles et autres, je mangeais clean et maudit que j’étais bien…  La dépression a massacré tout cela et je ne me reconnais plus dans le miroir par moment.  Ça suffit.

Priorité #2 : Mes enfants.  Mes enfants me disaient qu’ils s’ennuyaient de moi-même si j’étais dans la maison…  « Maman t’es pas avec nous… »  Je dois dire qu’ils n’avaient pas tord car depuis un bout, j’étais partout sauf là… mentalement j’entends.

Priorité #3 : Mon travail.  Oui c’est ma drogue, mais c’est aussi là ou je me sens exactement à ma place, en pleine possession de mes moyens. Et pour le moment je ne connais pas d’autres endroits comme celui-là.  Et ça adonne que c’est aussi ça qui me permet d’investir dans mes priorités 1 et 2…

Priorité #4 : Réussir à m’aimer autant que ceux qui m’aiment…  La quatrième place est souvent la pire, la plus mal aimée.  C’est tout de même un drôle de hasard…  Je ne connais pas la recette exacte pour réussir, mais je crois sincèrement que le fait d’avoir dit tout ce que j’avais à dire aux bonnes personnes, à mon père entre autres (je t’aime), m’a permis d’avoir une vision tellement plus large de tout ce que j’ai vécu et qui m’avait brisée…

Donc, c’est bien beau revoir ses priorités, mais faut faire les choix qui vont avec…  C’est pourquoi j’ai dû prendre la difficile décision de cesser ma formation en enseignement du yoga.  Les 3 mois auxquels j’ai participé m’ont fait comprendre beaucoup de choses, dont le fait que je déteste vraiment les câlins de groupe! Lol.  Farce à part, je n’étais pas en mesure de m’investir à la hauteur de ce que je suis en mesure de donner par manque de temps.  Et comme je suis une fille qui se dit que tant qu’à le faire, je vais bien le faire, je vivais mal avec ça.

J’ai donc pu récupérer tout le temps qu’il me manquait pour mes priorités 1-2 et 3… En plus de retrouver du temps libre et mon sourire qui vient avec le repos.

J’ai aussi du faire le choix de prendre des distances avec certaines personnes.  Que j’aime trop, que j’aime mal, je ne sais pas… Mais pour le moment c’est mieux comme ça, pour mon coeur.

Le temps passe mes amis…  Et le temps ne se rattrape jamais.  C’est ici maintenant.

Je veux profiter au maximum de la deuxième partie de ma carrière, voir quels défis je pourrai relever et de quelle manière je pourrai encore changer le monde une vie à la fois…

Je veux profiter de chaque instant avec mes enfants, écouter chacune de leur histoire, rire de chacune de leur réflexion!  (Cette semaine Loïk m’a dit que j’avais un squelette dans mes côtes levées… Je braillais!)  Je veux surtout continuer d’être toute là dans leur vie maintenant pour espérer avoir une place de choix dans leur vie plus tard…

Je veux vieillir en beauté, mais surtout en santé et en maturité… comme mes belles amis qui ont quelques années d’avance sur moi… Annik et Sophie, Édith… Martine et Nancy!

Je veux me concentrer sur l’essentiel pour mieux apprécier les moments plutôt que le matériel…

Et qui sait, peut-être qu’un jour, l’Amour sera-t-il en mesure d’arrêter le temps de temps d’un instant…

Chantez, Riez, dansez, Criez…  Mais surtout cessez d’exister et VIVEZ!

 

 

 

Que votre VOIX soit avec vous

23 décembre…  Pour plusieurs, c’est le moment de l’année où l’amour rempli la maison et le cœur de ceux qui s’y trouvent.  C’est le moment de l’année où le pardon est plus facile et où tous les mots d’amour sont permis.  Pour d’autres, c’est une période plus difficile… Une période qui rappelle des souvenirs précieux qui riment plutôt avec nostalgie ou regret…

Pour ma part, je crois me situer entre les deux…  C’est mon deuxième Noël dans ma nouvelle vie et je crois que j’avais sous-estimé la durée de l’adaptation à celle-ci.  Je ne suis ni mal, ni à l’aise.  Je n’ai pas le goût point de festoyer point.  J’ai le goût de réfléchir à ce qui a été et à où je veux m’en aller parce que pour l’instant je suis à cheval entres 2 mondes.  Je vois ce qui est devant, je dois laisser aller ce qui est derrière et apprécier ce qui est ici maintenant puisque c’est le seul endroit où j’ai du pouvoir…

La quête d’une vie vous me direz… En effet.

L’année 2017 a été pour moi remplie de rencontres significatives… Grace à plusieurs de ces personnes rencontrées, j’ai grandi un peu plus chaque jour…

Drôlement, la première nouvelle rencontre de 2017 a été celle qui m’a le plus transformée…

Il y a presqu’un an, j’ai rencontré Mister DJ.  Quelle rencontre inattendue, mais surtout complètement dysfonctionnelle! Comme il se plaisait à le dire, nous étions aux 2 extrémités d’une année lumière… Il n’avait pas tort, mais j’ai toujours dit que nous étions pareils dans nos différences.  Je ne crois pas que personne n’ait jamais été aussi franc et direct avec moi.  C’est pas des farces, on se chicanait au 2 jours.  Reste que Mister DJ m’a apporté un véritable cadeau cette année…  Il m’a appris qu’on pouvait dire ce qu’on voulait sans se casser la tête en mille.  Il m’a appris que j’avais le droit de ne pas faire ce dont je n’avais pas envie sans non plus me casser la tête en mille… Et ça, c’est une totale libération!   Je ne sais pas comment qualifier cette relation, mais c’est sans aucun doute celle qui m’a fait le plus grandir cette année…

Ce qui m’amène donc à vous parler de l’authenticité en cette fin d’année…  J’ai toujours pensé que j’étais une fille authentique et bien franchement, je crois que je n’ai compris que cette année ce que le mot authenticité signifiait vraiment…

L’authenticité est le caractère de ce qui est vrai… Lorsque l’on parle d’authenticité, on en parle presque toujours par rapport aux autres… Presque jamais par rapport à soi-même… Alors que tout est là.  Et c’est ce que je veux dire quand je dis que je me sens libérée…

L’authenticité c’est faire des choix en fonction de soi-même et non en fonction des autres ou de la peur de ce que les autres vont penser ou de la peur de ce que cela va produire…  Être authentique c’est dire ce qui a besoin d’être dit, faire ce qui a besoin d’être fait et surtout vivre selon nos vrais désirs et nos vraies valeurs d’aujourd’hui.  Pas d’hier, pas de demain, d’AUJOURD’HUI.

Être authentique c’est se respecter, c’est prendre la place qui nous revient, c’est se libérer des milliers de questions qui envahissent notre esprit…  C’est se libérer de tous les scénarios qui n’arriveront jamais mais qui nous paralysent et nous empêchent d’avancer.

Du plus loin que je me souvienne, les gens que j’ai le plus admirés dans ma vie ont été ceux qui s’affirmaient dans le respect de soi et des autres, qui faisaient des choix qui leur ressemblaient…  J’ai enfin compris comment ils faisaient…  Ils ne faisaient que se respecter en agissant de concert avec leur « p’tite voix »…  Car savez-vous quoi… Les réponses ne se retrouvent pas dans notre tête, mais bien dans notre ventre, dans notre instinct, dans notre « p’tite voix »…

J’ai perdu des gens que j’aimais beaucoup cette année à cause que j’ai suivi ma « p’tite voix »…  Je me suis fait reprocher d’avoir changée, de ne pas écouter, de penser à mon nombril, de me priver…  Ce n’est tellement rien de tout ça… J’ai juste décidé que je serais authentique envers moi-même… Et ça fait un bien immense puisque même en n’écoutant pas ma « p’tite voix », certains ne m’aiment pas ou me jugent.  Alors tant qu’à être jugée, aussi bien l’être parce je suis en paix avec moi-même et avec mes choix…

Finalement, je crois que l’authenticité, la vraie, est le plus beau cadeau que l’on puisse donner à ses enfants…  Car pour moi, Authenticité rime avec confiance en soi, courage et détermination…  Alors comme nos enfants apprennent par l’exemple, j’espère leur démontrer, dès maintenant, qu’ils ont le droit de faire les choix qui les rendent heureux, des choix qui les libèrent et surtout des choix qui leur ressemblent… Nous sommes nos choix mes amis… N’oubliez jamais.

Pour 2018, c’est ce que je vous souhaite…  Retrouver votre « p’tite voix » et faire le choix de l’écouter…

Passez un excellent temps des fêtes, peu importe où que vous soyez ou ce que vous faites! …

Namaste mes amis!

P.S.  Merci Mister DJ de m’avoir donné la clé pour trouver ma véritable authenticité… Tu vas vraiment capoter quand tu vas lire ça (MÉGA LOL).

 

 

 

Que sera sera

Plusieurs amis m’ont fait remarqué ne pas avoir lu mes « belles histoires » depuis un petit bout…

-Ben oui je sais, je suis très occupée, je manque de temps… La job, la formation de yoga, les enfants, la fermeture de la maison, etc…

La vérité c’est que je n’ai pas vraiment de belle histoire à raconter.  Je file un mauvais coton depuis 2 mois.  Sauf que je n’en parle pas puisqu’une fille qui a fait une dépression et qui file un mauvais coton, ça fait peur à ben du monde qui l’aiment…  C’est sans doute justifié, mais c’est comme si je n’aurai plus jamais le droit de mal filer sans risquer de retomber ou encore qu’on me rappelle que je peux recommencer les médicaments, ou qu’on me rappelle que les services d’aide existent, ou qu’on me rappelle que « faut pas attendre ».  On va mettre de quoi au clair :  JE LE SAIS.  La première personne au monde qui ne veut pas retomber, c’est moi.  Et avec une assez solide longueur d’avance sur tout le monde.  Juste pour ça, je ne retomberai pas.  Mais j’ai le droit de mal filer, comme tout le monde.

Durant le dernier mois, j’ai fermé ma piscine toute seule.  J’ai démonté mon set-up d’été toute seule.  J’ai grimpé mes pneus 18 pouces sur ma mezzanine de garage toute seule.  J’ai démonté ma trampoline de 12 pieds toute seule.  J’ai essayé de réparer une toilette toute seule.  J’ai passé plusieurs journées, soirées, nuits toute seule.  Quelle belle occasion de se prouver à soi-même qu’on n’a pas besoin de personne… Qu’on s’auto-suffit, qu’on a réussi à se prouver qu’on savait apprécier sa propre compagnie.  J’adore ma propre compagnie, mais un moment donné, j’ai fait le tour comme on dit.

J’ai parlé de la solitude et de la famille lors de mon dernier blogue…  Aujourd’hui, pour la première fois, je vais ouvrir mon cœur sur l’amour.

Les 2 derniers mois, comme vous pouvez le voir, ont été remplis de solitude.  L’affaire que j’ai appris de cela, c’est que j’ai exactement les mêmes comportements en vivant seule qu’en vivant en couple.  Je. n’ai. Besoin. De. Personne.  Je me rends compte que j’ai toujours eu  une carapace de 12 pouces d’épais  afin de ne jamais être faible ou vulnérable…  Ou plutôt de ne jamais le démontrer.  C’est le meilleur moyen de ne jamais être déçue ou blessée.  Ne pas démontrer ce dont on a besoin afin de ne pas être déçue de ne pas l’avoir…  Il n’en demeure pas  moins que ces besoins sont là et qu’ils ne sont pas plus comblés en les cachant puisque savez-vous quoi… personne n’est devin.  Même la personne qui vous aime le plus au monde.  C’est pourquoi j’ai décidé que je parlais depuis quelques mois justement…

Donc.

Devant cette solitude, une panoplie de solutions miraculeuses me sont présentées par plusieurs personnes…

– T’es célibataire!!  Profites-en!! Butines!!

– C’est déjà fait merci.  C’est la meilleure manière de te sentir encore plus seule une fois le fun terminé.  Non merci.

 

– Vois tes amies, sors!! Profites-en!!

– Je sors et je vois mes amies en masse, merci.  Par contre elles ne sont pas toujours disponibles pour dormir en cuillère et me faire des guilis dans le dos.

 

– Il va finir par te taper sué nerfs le gars!! T’es chanceuse, tu peux dormir et avoir la tv à toi tu-seule!!  Profites-en!!

– Vraiment? Sans commentaire.

 

– Tu peux faire ce que tu veux quand tu veux!! Chanceuse!!

– T’as un point, mais reste que c’est le fun le faire à deux.  Genre.

 

– Vaut mieux être seule que mal accompagnée!!

– Encore un point.  Exactement la raison pourquoi je seule.  C’est toute ou pas pentoute.

 

– Le gars va pas venir frapper à ta porte là! Va sué sites, fais kek chose!!

– Heille merci!! Moi qui attends que ça sonne à porte depuis 2 ans.  Pour les sites, tu m’excuseras, mais je ne suis pas capable de me sentir comme dans le catalogue Sears.  J’ai essayé, c’est non.

 

– T’es en amour avec l’amour Gen.  T’es trop intense.

– Ben oui kess tu veux.  Reste que j’ai eu 3 chums dans ma vie et que je ne les ai jamais entendu se plaindre de mon « intensité ».  Ça revient donc à mon « toute ou pas pentoute ».

 

Et là je m’abstiens de vous parler de Noel qui s’en vient… C’est pas des farces, je me suis auto-planifiée pour travailler de soir pour être ben certaine de ne pas y penser.  La job est encore une drogue légale alors j’en profite.

Alors toi, futur homme dans ma vie ou de ma vie on sait pas.  Saches que je suis une fille qui aime sans limite.  Je serai toujours là pour t’appuyer, t’encourager, te faire rire et te dire tes 4 vérités.  Je serai la première à toujours vouloir te surprendre et te faire grandir.  Et surtout je serai la première à te montrer que le bonheur est dans les petites choses.

En échange, je veux que tu me forces à avoir besoin de toi.  Je veux que tu me forces à m’appuyer sur toi parfois.  Je veux que tu m’apprennes à faire confiance… Ah pis j’aimerais vraiment ça que tu montes mes pneus sur la mezzanine du garage et que tu démontes ma trampoline…  J’ai beau être capable, c’t’une job d’homme ça…

Là je suis juste fatiguée d’être tout et rien à la fois…  J’ai le goût d’être la femme de quelqu’un qui est très loin d’être n’importe qui.

QUE SERA SERA

Namaste mes amis

 

 

 

La famille

2 ans que je « n’ai plus de famille »…  Je dis 2 ans, mais en fait je ne sais pas exactement combien de temps… Car j’ai perdu ma famille bien avant de me séparer…

Je regarde vos belles photos facebook de famille et tout cela me semble si loin, presque comme dans une autre vie…  Je regarde ces belles photos  remplies de bonheur et je suis jalouse.  Pas correct vous me direz, mais c’est la vérité.

La vie que j’ai aujourd’hui est le reflet des choix que j’ai fait et je l’assume.  Par contre jamais je n’aurais cru qu’un jour la solitude me rattraperait.  Jamais je n’ai « souffert » de solitude.  Jamais je ne suis rentrée chez moi en me disant que j’avais hâte de dormir pour que le temps passe plus vite.  Jamais je n’ai passé des journées entières sans parler à personne et jamais je n’ai ressenti le poids du silence.  La solitude a toujours été un choix, même un besoin pour moi.  Par contre, depuis quelques mois, la solitude me fait mal par moment.  La solitude est là alors que je ne la veux plus.

La solitude, le silence, le temps…  sont des enseignants assez féroces et percutants pour  nous mettre face à nos choix, face à nous-même…

Jamais encore je n’ai parlé de vie  de couple ou de famille sur ce blogue…  C’est un sujet tellement universel mais tellement personnel en même temps.

Lorsque j’ai « brisé ma famille », je l’ai fait pour l’amour de mes enfants et même par amour pour leur père…Pour leur permettre de vivre dans un  environnement où la chicane, l’ignorance, les pleurs et les cris n’existaient plus…  Lorsque j’ai « brisé ma famille », j’ai pris tout le courage qu’il me restait pour donner à mes enfants et à leur père une chance de redevenir heureux…  Car je sais encore aujourd’hui  que ça n’aurait pas été possible tous ensemble…  Rien à voir avec la valeur  du père de mes enfants ou l’estime que j’ai pour lui.  Nos différences se sont intensifiées avec le temps… tout simplement…

Quand mes enfants me quittent pour aller passer leur 48% de temps chez leur père, ils ne pleurent plus.   Ils sourient, ils sont contents de voir leur papa…  C’est  moi qui a recommencé à pleurer.  C’est moi qui sait trop bien que ces quelques jours seront remplis de silence et de temps trop long.  C’est moi qui s’ennuie de la famille…

Dans les premiers mois de ma « nouvelle vie », je me suis étourdie.  J’ai sorti, j’ai bu, j’ai rempli tous les moments possibles de toutes les mauvaises manières possibles pour remplir tout ce VIDE.  Passage obligé je crois et je ne regrette pas.  Par contre je ne m’attendais pas à l’étape où je suis maintenant… moment où tout ce que je voudrais c’est raconter ma journée à quelqu’un en arrivant.  Passage obligé également je suppose…

Je regarde vos photos de famille ou de « nouvelle famille » aux pommes, à Disney, en camping, en bateau… pis je me rends compte de ce que je veux vraiment.

Il y a des gens qui ne supportent pas que personne ne prennent soin d’eux…  Moi je ne supporte pas de ne prendre soin de personne, de prendre soin d’une gang.  Je ne supporte pas le fait que personne n’ait besoin de moi…  Je dois donc me rendre à l’évidence que mon passage obligé est là pour me faire comprendre que je dois aussi prendre soin de moi…  Et quand je dis ça, je ne parle pas d’aller au spa, chez la coiffeuse ou au gym…  Je parle de ce que MOI je veux dans une relation, dans une « nouvelle famille ».

Les besoins des autres ont toujours été plus importants que les miens.  Le bonheur des autres a toujours été plus important que le mien et la vie des autres a toujours été plus importante que la mienne…  Et quand je dis les autres, je veux dire ceux que j’aime.  Si ceux que j’aime sont heureux, je le suis… Facile hein? NON.   Parce que quand je me retrouve toute seule dans mon salon en revenant de travailler, je n’ai aucune idée du bonheur des autres…  alors je me sens perdue.

Je comprends donc que ce passage obligé est là pour me faire prendre conscience que tout comme ceux qui ne pensent qu’à leur propre nombril, ceux qui pensent juste au nombril des autres, comme moi, ne sont pas plus heureux…  On revient encore une fois à l’équilibre…

Mon idéal de « nouvelle famille » se dessine donc  de plus en plus  et je dois dire que c’est épeurant car je ne sais pas si ça existe…  Je ne l’ai jamais vécu.

C’est épeurant aussi car je dois dire ce que je veux et ce que je ne veux pas et faire les choix qui vont avec. C’est-à-dire avancer vers une nouvelle relation si c’est possible ou me retirer si on n’y reconnait pas ma valeur… Un comme l’autre me confronte.

Un fait demeure, j’aurai toujours besoin de prendre soin des gens que j’aime et  ce, plus que 48% du temps…

Namaste spécial à tout les parents célibataires xx

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