Le changement

Aujourd’hui une nouvelle a confirmée qu’il y aurait un « changement » dans ma vie professionnel.  C’est une nouvelle à laquelle je m’attendais depuis un moment, mais qu’une fois confirmée, me confronte, encore une fois, à de la nouveauté.

J’emploie le mot nouveauté car je le trouve tellement plus positif.  Je crois fermement au pouvoir des mots sur mon esprit.  Cette « nouveauté » ne provient pas d’un choix que j’ai fait, mais bien du choix d’une personne que j’aime et qui  la rend heureuse.  Malgré la déception que j’ai, je ne peux que me réjouir de son bonheur, car quand on aime quelqu’un, il faut  respecter ses choix et l’encourager à aller de l’avant dans ce qu’elle désire.

J’ai donc envie de vous jaser de changement.

Il y a des moments où les changements nous sont imposés sans que nous l’ayons décidé ou souhaité.  Je parle ici des moments où la vie ne nous donne aucun choix sauf celui de notre réaction… C’est à ce moment que l’on doit faire preuve d’adaptation…  Charles Darwin (ben oui je les aime les philosophes) a dit un jour que ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui survivent, mais bien ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement…  Pas mal plus facile à dire qu’à faire vous me direz, et je suis bien d’accord avec vous.  Par contre, je dois donner raison à Mister Charles.  Quand on est réfractaire au changement, seules les émotions négatives nous envahissent…   Et lorsque ces émotions nous envahissent trop longtemps, elles viennent à envahir les autres… surtout ceux qu’on aime et qui nous aiment…  Quand un changement nous est imposé, la seule solution, c’est de l’accepter.  Accepter, ce n’est pas abandonner, c’est juste admettre que certaines choses ne sont plus et aller de l’avant malgré la peur, la colère ou la peine.

Il y a aussi des moments dans la vie où le changement se produit en nous.  Et sincèrement, je crois qu’il s’agit du plus difficile, car justement, il y a un choix à faire et c’est à nous de le faire.  La magie n’existe toujours pas malheureusement.  Mes amis hébreux (eux aussi ils en ont des pas pires!) disaient que changer ne prend qu’un instant.  C’est la résistance au changement qui peut prendre toute une vie.  Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cette phrase a allumé tellement de lumières dans ma tête…  Je ne veux plus perdre une seule minute de ma vie à cause de ma « résistance au changement ».  J’ai perdu tellement de temps dans la partie 1 de ma vie… Aujourd’hui  je saute. C’est tout.  Et encore à ce jour, je n’ai pas de regret.   Trop souvent, je me suis attardée sur ce que je risquais de perdre au lieu de ce que je risquais de gagner en sautant… ça fait toute la différence…

Lors d’une de mes retraites de yoga sur le lâcher-prise, il y avait un exercice sur les décisions sans peur.  Il faut juste se questionner sur ce que serait notre décision si les peurs n’existaient pas.  Lorsque l’on se rend compte que notre résistance au changement n’est basée que sur la peur de faire de la peine, de se tromper, de se faire juger, name it, et bien il est temps de prendre son courage à deux mains et de sauter.  J’ai jamais braillé autant avec des inconnus que lors de cet exercice-là.  Chaque décision importante nous met face à nous-même…  Sortir de sa zone de confort pour grandir, ou demeurer en sécurité dans ce qui nous est familier.  Croyez-moi, la première option est de loin la meilleure.  Et surtout, il n’est jamais trop tard…  Peu importe depuis combien de temps vous avancez dans la mauvaise direction, il est toujours temps, et surtout vous avez toujours le CHOIX, de faire demi-tour.

En terminant, je vous cite mon préféré, Bouddha…

Dans la vie, il y a 3 options  pour chaque situation.  L’accepter, la changer ou la quitter.  Si vous ne pouvez l’accepter, il vous faut la changer.  Si vous ne pouvez la changer, il vous faut la quitter.

 

Namaste mes amis

 

Le temps

Le temps…

Ce matin je suis confrontée au temps…  Le temps est long et le temps passe vite au même moment…

 

De temps en temps, le temps est venu de prendre son temps, car chaque chose vient en son temps…

Le temps est relatif…  Le temps est gratuit, mais le temps est précieux…

Il faut donner du temps au temps puisque le temps arrange les choses…

 

Je voudrais parfois arrêter le temps, mais aussi parfois avancer ou reculer le temps.

Le temps ne revient jamais…

Profitez de chaque instant de bonheur et apprenez de chaque instant de malheur…

 

Avec  le temps…   Avec le temps va, tout s’en va…  -Léo Ferré

 

Namaste mes amis

L’imposteur

Salut mes amis,

Suite au billet de la semaine dernière,  j’ai comme reçu une vague immense de messages, de questions et même de confessions…  Ça fait une semaine que je me sens un peu imposteur…

Je me sens imposteur parce tout ce que je vous écris depuis presqu’un an maintenant, ce sont toutes des choses auxquelles je crois profondément et que j’ai compris dans ma tête.  DANS-MA-TÊTE.

Le chemin de la compréhension et de l’acceptation est tellement plus ardu et difficile vers le cœur…  Je suis imposteur parce que j’ai l’air de la fille qui applique tous ces beaux principes de vie tellement naturellement aujourd’hui…  C’est faux.  Je peux les expliquer, je peux y croire, je peux m’y accrocher, mais la vérité c’est que le VIDE…  n’est jamais bien loin…  Je ne parle pas du VIDE immense qui pousse à l’irréparable,  mais bien de tous ces petits vides qui vont et viennent au gré des événements de notre vie.

Certains petits vides sont reliés à la peur… La peur de prendre une décision, la peur de blesser, la peur du changement.  Le vide s’installe, car lorsque la peur est là, elle gruge le cœur, elle gruge la joie, elle engloutie la simplicité.  J’ai eu peur tellement longtemps.  Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui.  Quand on se met à dire ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus, la peur se transforme en fierté.  TELLEMENT!  La fierté de s’être tenu debout.  La fierté de s’être  assumé et surtout la fierté de s’être respecté.

Certains petits vides sont reliés à la colère…  La colère envers un ami, un conjoint, un collègue, une situation…  La colère, c’est normal.  La colère, il faut juste apprendre à la gérer.  Et par là, je veux dire, entre-autre, l’exprimer.  Le vide s’installe lorsque la colère est réprimée…  elle envahie le cœur et ne laisse plus de place aux petits moments de bonheur.  L’affaire avec la colère c’est qu’elle peut se déguiser la maudite.  Elle se déguise en tristesse, en dépendance,  en indifférence et surtout (et la pire de toute) l’abandon.  La colère, je me suis battu contre elle tellement longtemps…  Elle a pris des formes pas possible au courant des dernières années…  jusqu’au moment au j’ai compris que j’avais le droit d’être en colère et que surtout j’étais normale.  Quand on se met à accepter notre colère et encore une fois à l’exprimer… Ben je ne sais pas quoi dire à part que c’est une libération intense.

Certains petits vides sont reliés à la déception…  c’est vraiment celle-là qui me cause problème.  Les déceptions sont causées lorsque l’on a des attentes.  Mais « tout le monde le sait », « tout le monde le dit », il ne faut pas avoir d’attentes… BUL-LE-SHI-TE.  Pour moi, il y  a une énorme différence entre ne pas attendre et ne pas avoir d’attente.  Ne pas attendre, je m’en viens pas pire…  Mais ne pas avoir d’attente?!?   Je ne sais pas si c’est juste moi là, mais c’est comme si on me demandait d’arrêter de faire fonctionner mon cœur.  C’est comme si on me demandait d’arrêter de faire fonctionner mon sixième sens.  Souvent, il est impératif de se rendre à l’évidence que nos attentes ne seront jamais comblées.  FINE, ça je suis d’accord, je me suis même séparée à cause de cela.  Par contre.  Et sérieux je le sais que je ne suis pas la seule, pour moi, des attentes c’est comme « ma norme ».  Et changer ma norme, c’est comme me demander de faire un « X » sur ce que je suis, sur ce que je désire.  Sincèrement, je crois qu’une fois que les cartes sont mises sur la table, qu’on a été honnête, qu’on a dit ce qui habitait notre cœur, alors moi, je crois être en droit d’avoir des attentes.  Par contre, et c’est là mon problème…  Il s’appelle ESPOIR.  Et je le dit, il me fait chier lui.  C’est lui que mon cœur n’est pas capable de kicker out quand c’est le temps et c’est lui qui se transforme en VIDE.  Alors, mesdames et messieurs, j’aimerais bien vous donner un truc pour celui-là, mais c’est lui mon imposteur.  Monsieur ESPOIR.

Monsieur ESPOIR me fait agir de bien drôle de manière.  En fait Monsieur  ESPOIR me transforme parfois en tapis et c’est pour ça que je le déteste à ce point.  Ma tête sait.  Mon cœur s’en fout.  Le lien ne se fait juste pas.

Ce que je sais aussi par contre, c’est que dans la vie, ce que l’on décide de faire ou de dire est tout aussi important que ce que l’on décide de ne pas faire ou de ne pas dire.  Tous ces choix peuvent changer le cours de notre vie…

Je crois sincèrement que tous et chacun de nous vivons des vides ou un VIDE à certains moments de notre vie…  L’affaire, et c’est aussi mon problème, c’est que ceux qui vivent les plus grands vides sont ceux qui sont toujours là, toujours les plus forts…  Depuis un an, j’en ai analysé des affaires sur ma vie…  Et je sais maintenant que jamais encore, je n’ai laissé quelqu’un être plus fort que moi.  Jamais encore je ne me suis appuyée sur quelqu’un.  JA-MAIS.  Et savez-vous quoi…  c’est ce qui a causé mon VIDE justement…

J’ai appris à l’école que 2 négatifs faisaient un positif…  Alors peut-être que 2 vides peuvent se remplir, se soutenir, s’aider…

Faudrait que j’essaie un moment donné…

NAMASTE mes amis

 

 

Nous sommes nos choix

Salut mes amis yogis, non-yogis et surtout mes collègues de travail cette fois-ci…

J’ai pris une pause du blogue pour les vacances, mais ce soir je n’ai pas le choix d’écrire…  c’est juste comment dire… je ne sais pas comment dire en un seul mot justement…  Je dois vous parler ou plutôt vous re parler de l’existence des choix.  Pour ceux qui me lisent depuis un bout je risque de me répéter,  j’assume pleinement.

J’ai étudié au Cégep Ahuntsic de 1998 à 2001 avec une gang formidable…  Plusieurs d’entre nous travaillent maintenant pour le SPVM et il m’est toujours spécial de voir à quel point nous avons évolué en 15 ans lorsque je croise des personnes avec qui j’ai étudié.  De cette gang formidable faisait partie Cynthia.  Nous n’avons jamais développé d’amitié, mais nous étions de bonnes collègues d’école et avons fait quelques travaux ensemble.  Dans ma première année de service, nous avons également travaillé sur la même équipe de travail.  J’ai toujours perçu Cynthia comme une fille qui s’assumait  et qui était forte de ses opinions.  Je ne l’ai pas vue depuis une dizaine d’années…  Cet après-midi j’ai appris avec…. Stupéfaction? Tristesse?  Colère? Que Cynthia s’était enlevé la vie…

MOMENT DE SILENCE

Cette nouvelle m’a tellement chamboulée.  Cette nouvelle m’a ramenée un an en arrière alors que j’étais dans la même noirceur que Cynthia.  Alors que j’étais devant le VIDE.  Heureusement, lors de cette impasse, j’ai eu la chance d’avoir 2 boules de lumière pour éclairer le chemin de mon retour.  J’ai fait le choix de revenir et surtout de changer.  Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la vie de ma collègue et je ne sais pas si elle a lancé des appels à l’aide ou pas.  Par contre je connais le sentiment qui l’habitait.  Il n’a pas de nom ce sentiment.  C’est pourquoi  je l’appelle le VIDE.

MOMENT DE SILENCE

Lorsque j’étais en arrêt de travail l’an dernier, la chose qui me stressait le plus, ce n’était pas de manquer d’argent, ce n’était pas d’avoir perdu ma forme et ma santé.  Ce qui me stressait le plus c’était le jugement de mes collègues de travail  qui me voyaient partir en plein mois de juillet… C’était la peur de perdre ma crédibilité à leurs yeux.  Parce qu’on dira ce qu’on voudra, la vérité c’est qu’on juge tout le temps tout le monde.  Et la vérité encore plus grande c’est que chacun devrait se la fermer avec son jugement car JAMAIS et je dis bien JAMAIS il est possible de savoir les sentiments qui habitent une personne qui nous est inconnue et encore moins les événements auxquels elle doit faire face. Alors chers collègues…  est-ce possible de juste être empathique entre nous…  juste un peu.  Pas juste quand des moments comme celui-ci arrive, mais bien à tous les jours…

MOMENT DE SILENCE

Ne sous-estimez jamais la valeur de votre parole envers quelqu’un.  Que ce soit positif ou négatif.  Ne sous-estimez jamais le mal que vous pouvez causer en faisant courir une rumeur ou en dénigrant quelqu’un.  Mon ami Socrate a vraiment un bon truc pour ça…

Et surtout ne sous-estimez jamais la valeur d’un sourire, d’un appel, d’un texto.  Intéressez-vous vraiment aux gens.  Écoutez…  Ne faites pas juste entendre ou préparer votre future réplique… É-COU-TEZ.

MOMENT DE SILENCE

On a toujours le choix.  Jamais personne ne me fera changer d’idée là-dessus.  Car par-dessus tout, nous avons toujours le choix de nos réactions et de nos décisions.  C’est une question de gestion de soi, d’assurance et surtout de respect.

Lorsque j’étais sur ce pont en juillet dernier, je ne l’ai pas dit à personne, je ne voulais plus rien savoir de rien ni personne justement.  Heureusement pour moi et finalement pour bien des gens qui m’aiment et que j’aime, mes 2 boules de lumières sont apparues dans ma tête et l’amour que j’ai pour eux a été plus fort que le VIDE qui m’habitait.  J’ai donc fait le CHOIX de retourner vers une vie qui n’avait plus aucun point commun avec ce que j’avais toujours connu.

MOMENT DE SILENCE

Il s’en passe des affaires en un an. Car aujourd’hui, je suis heureuse et j’ai encore de la difficulté à croire que j’ai pu, un jour, vouloir poser un geste semblable. Un geste définitif pour un état temporaire… long, mais temporaire quand même.  J’aurais passé  à côté de tous les petits et grands bonheurs que comporte ma vie aujourd’hui.

Alors si aujourd’hui la vie te semble VIDE, je te promets  que ça va passer.  Tout passe. TOUT.  Il faut juste laisser du temps au temps.  Et surtout dire ce que tu as à dire, à qui tu dois le dire.

La vie est simple.  C’est les humains qui la compliquent.

Tu t’ennuies de quelqu’un , appelle-le

Tu veux voir quelqu’un, invite-le

Tu aimes quelqu’un, dis-lui

Tu te poses des questions, demande-le

Et ainsi de suite…

Fais le CHOIX de simplifier ta vie.  Arrête d’attendre.  La vie c’est aujourd’hui.  Pas hier, pas demain, AUJOURD’HUI.

Ma belle Cynthia…  où que tu sois ce soir, j’espère que la lumière a su atteindre ton cœur et apaiser tes souffrances…

NAMASTE chers amis…  Ce soir plus que les autres…  Voici donc la signification de ce mot qui est mon préféré et qui selon moi est vraiment à propos.

 

Les limites imaginaires

Ce  n’est pas qui vous êtes qui vous retient…  C’est ce que vous pensez que vous n’êtes pas…

 

Les limites sont toujours dans notre tête.

Il est tellement plus facile de penser à pourquoi nous ne devrions pas aller de l’avant au lieu de penser à pourquoi nous devrions.

Il est tellement plus facile de penser  à ce que nous avons à perdre au lieu de ce que nous avons à gagner.

Il est tellement plus facile de se résigner au lieu de foncer.

C’est tellement plus facile car ça nous permet de demeurer dans notre zone de confort, d’éviter l’inconnu, d’éviter d’affronter nos peurs, d’éviter de poser un geste.

É-VI-TER…  un des mots les plus désagréable dans mes oreilles.

J’ai pris plusieurs années à comprendre « qu’éviter » m’empêchait d’être heureuse et que le bonheur se trouve souvent juste à côté, lorsque l’on se permet de traverser ces limites imaginaires.

Le bonheur se trouve lorsque l’on comprend que les seules limites que l’on a sont nos peurs.  La peur d’échouer, la peur du jugement, la peur de décevoir, la peur de faire de la peine et surtout…   la peur du changement et de la perte d’équilibre!

Durant plusieurs années, et ce depuis ma jeunesse,  j’ai  pensé que je n’étais pas bonne dans les sports et que je n’étais juste pas faite pour ça… J’ai maintenant 3 demi-marathons à mon actif, une dizaine de courses à obstacles et je serai bientôt instructeur de yoga.  En plus j’ai commencé à skier à 34 ans!

Durant plusieurs années, j’ai pensé que c’était impensable de « briser ma famille », que je n’y arriverais pas seule…  J’ai maintenant une maison à moi, une garde partagée flexible et une excellente entente avec le père de mes enfants.

Durant plusieurs mois j’ai pensé que je ne me sortirais jamais de ma dépression, que j’étais juste une « malade mentale ».  J’écris maintenant ce fameux blogue et j’ai donné ma première conférence  sur  la motivation et la prise de conscience.

Depuis plusieurs mois, je me bats avec la pensée qu’il est correct d’être une femme qui ne « rentre pas dans le moule » étant donné la complexité de certaines  mes relations interpersonnelles.   Mais j’ai décidé d’être qui je suis et d’arrêter d’être celle que je ne suis pas et encore plus d’arrêter d’être celle que je pense que je ne suis pas.

Tout ça pour vous dire mes amis que les limites sont toujours en nous.  Il faut juste sauter en bas du tremplin…  Avec la pratique, ça devient presque impensable de ne pas sauter, puisque, la grosse majorité du temps, c’est  en sautant que le bonheur nous trouve.

Namaste xx

 

C’est juste de la tôle

Mardi matin 10h00, yoga…

Ma belle amie et enseignante Geneviève donnait un super cours dans lequel j’avais l’opportunité de me dépasser.  L’affaire c’est que j’étais fragile hier matin… En plein sevrage de pleins d’affaires, entres autres des médicaments et de mes mauvaises habitudes de vie. (oui une yogi peut avoir de mauvaises habitudes de vie!)  J’avais le trémolo facile et ma belle Gen m’a sizée solide avec ses ouvertures de chakras du cœur et de la gorge.  Je voulais tellement faire toutes ces pauses, mais chaque ouverture me faisait pleurer…  J’ai donc pratiqué ce que l’on respecte rarement : mes limites; qui cette fois-ci étaient émotionnelles. VIVE Balasana…

Je retourne donc chez moi avec le nœud dans la gorge et je regarde mon lit…

Moi 1 : Prends donc congé… t’es fatiguée pis t’as de la misère à te gérer!

Moi 2 : Ben voyons donc là! Gaspille-pas de congé pour rien!

Moi 1 : Écoute-toi donc!  Tu la « feel » pas cette journée-là, tu devrais rester à la maison…

Moi 2 : De quoi tu parles encore!?  Vas te préparer, ça va ben aller!

Et ça dure comme ça une bonne demi-heure….  Je décide finalement d’aller travailler…  Je remets mon « suit » propre car il faut faire plaisir à M. Coderre pour quelques jours et je me fais des belles frisettes!

Sur la magnifique autoroute 40, il y a déjà pas mal de monde…  Une heure de trafic plus tard, ça roule environ 40-50, j’arrive enfin à ma sortie! Sauf que… y’a une texteuse 2 autos avant moi.  Et la texteuse a décidé qu’elle freinait  50-0 comme ça toi!  Alors mon ami le CRV en avant a foncé dans la texteuse… Et moi ben…  j’ai foncé dans mon ami le CRV!  Et ça a fessé solide!  Pour la deuxième fois en 6 mois…

Moi 1 : Je te l’avais dit que je l’a « feelais » pas cette journée-là!

Moi 2 : Là t’es sonné solide, appelle la police…

Et là tout le trémolo refoulé du matin est sorti..  BRA-VO.

9-1-1 : C’est quoi votre urgence?

Moi 1 : sniff sniff, bla bla bla, sniff sniff

9-1-1 : Êtes-vous blessée?

Moi 1 : Je ne pense pas, je sais pas, j’ai mal, mais ça doit être ok. Sniff sniff sniff

Mon cher ami et patron a été assez gentil pour venir me rejoindre.  Mais ça a été long… pourquoi?  Parce que j’ai bloqué l’autoroute 40 en heure de pointe!!  Mais bon… je vais mettre ça sur le dos de la texteuse.

Environ 1 heure plus tard, le charmant contrôleur routier à 3 boucles d’oreille du même côté vient me porter un chic constat à l’amiable…

Moi 1 : Ben là mon char est tout pété et j’ai mal partout, je vais pas remplir un constat à l’amiable!

Contrôleur : Ben là t’es-tu blessé ou t’es pas blessé?

Moi 2!: Heille depuis tantôt que je te dis bla bla bla…

Contrôleur : Ben là $/%?& ça change toute! Faut je te fasse venir une ambulance!

Moi 2 : Nenon

Contrôleur : Selon la procédure XYZ bla bla bla

Moi 2 : M’a te la faire annuler ton ambulance, fais donc c’que tu veux %$?&& (je suis tombée en mode désagréable… oui une yogi peut tomber en mode désagréable)

5 minutes plus tard….  Et une solide pluie (la seule de la journée d’ailleurs).

Pas 1, pas 2… 3 camions de pompiers et une ambulance juste pour moi toi!  Qui bloquent encore plus l’autoroute 40!  Je jase avec tout ce beau monde-là, sauf que là mes belles frisettes sont pas mal fanées et comme j’ai l’air d’une tête de laine d’acier quand j’ai les cheveux à moitié mouillés (mon surnom au primaire était mouton et au secondaire « Douallée » tu vois le genre!?), je ne suis pas super l’aise… (l’orgueil tsé!) Je me dis que ça doit être pour ça que je me sens dévisagée…

Ça fait que, une fois tous ces héros partis, la police arrive (changement de quart tsé)…  Je demande au remorqueur d’aller mener mon auto près de chez moi…  Quelques tentatives d’extorsion plus tard, je dois faire intervenir mes collègues de la SQ pour qu’on me redonne le pouvoir sur mon auto… Moi 2 est complètement hors d’elle et vraiment pas agréable à jaser avec ses cheveux laittes, son mascara sur les joues et les yeux sortis de la tête!

Je gagne finalement mon point.  Je regagne le bureau (à 500 mètres!)…  Mon patron en homme gentil et avenant me dit : « Viens, je te paye un café, on va aller relaxer un peu ».  On part donc aller « relaxer »…

Un capu plus tard, on rembarque dans l’auto.

Patron : ihhh as-tu entendu ça?

Moi 1 : oui mets-en drôle de bruit!

Patron : attends je vais voir…

On tente de repartir… TINGGGGG!  Et la BM  « drop » de 5 pouces…

Moi 1 : hahahahahh hihihihihihi hahahahaha hihihihihi!

Patron : Ben là s’pas drôle!!!!

Moi 1 : Heille je l’sais, excuse-moi, mais c’est quoi les chances?!

Une autre heure d’attente plus tard, à se faire attaquer du regard comme si on était stationnés en double comme certains individus seuls au monde et paresseux,  CAA est arrivé…

Et je suis finalement retournée au bureau avec un solide mal de tête, un mal de côtes, et une auto possiblement perte totale…

En racontant mon histoire, je tente évidemment de faire rire ma gang…

GANG : WOUUU-OU des pompiers!!  Y’en avais-tu des beaux?

MOI : Je sais pas, je m’en souviens pas,  j’avais pas la tête à ça…

PATRON : En tout cas eux ils vont s’en souvenir!

MOI : ….???

PATRON : T’as une blouse blanche chérie…

MOI : Heille merci de me l’avoir dit!  (Pluie torrentiel de 10 minutes juste au bon moment + blouse blanche= … c’est ça ouin!)  Mes cheveux étaient complètement hors sujet finalement!

J’avais dit quoi déjà?  Haaa oui… Je la « feelais pas » cette journée-là…  Je pourrais y aller à coups de j’aurais donc du pis toute, mais non…

Sur le chemin du retour de chez Discount ce matin, Josée Boudreau parlait de son AVC au 98,5…  J’ai arrêté de m’en faire d’un coup sec.  J’ai pas le droit de chialer pour ça… Même si ça se rajoute à tout le reste…  Je suis en santé, endolorie et raide pas mal, mais sans plus…le reste, c’est juste de la tôle… MERCI!

Morale de cette histoire…  On a tous un Moi 1 et un MOI 2…  Mon MOI 1 c’est mes feelings, mon MOI 2 c’est ma tête.  Quand ton MOI 1 parle assez fort pour t’obstiner aussi longtemps, écoute-le donc!

Morale 2 : M’en va prendre congé ce soir 😉

Namaste mes amis xx

 

 

 

 

 

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