Cendrillon des temps modernes

Y’a des fois dans la vie ou il faut remonter plus loin qu’on pense pour comprendre la raison pour laquelle une situation nous affecte à ce point.

Depuis quelques mois déjà, je vis une situation qui me trouble particulièrement et qui je trouve, m’affecte plus que ce qu’elle devrait, non pas que cette situation ne soit pas importante, loin de là.

Durant les dernières 3 semaines, j’ai fait une formation pour mon travail d’enquêteur, et quoique je ne m’attendais pas à grand-chose au niveau professionnel, c’est plus au niveau personnel que j’ai eu un déclic.  Lors de cette formation, je devais aller chercher des informations dans l’enfance des gens afin de comprendre leurs motivations et leurs comportements d’aujourd’hui.  Tout le monde sait ça vous allez me dire, mais on reçoit des messages de la vie que lorsqu’on est prêt à les recevoir.  J’ai donc compris que la situation que je vivais aujourd’hui réveillait ma plus grande blessure d’enfance, soit l’abandon au sens psychologique du terme.  C’est pourquoi je me sens si démunie.

Mes parents se sont divorcés alors que j’avais 2 ans.  Je n’ai aucun souvenir d’eux ensemble.  J’ai habité avec ma mère jusqu’à l’âge de 7 ans, moment où j’ai du déménager avec mon père pour une questions de logistique d’horaire.  Comme mon père habitait un quartier familial de la rive-nord et que j’adorais mes nouveaux amis et ma nouvelle école, ce qui devait en principe n’être que temporaire s’est avéré être permanent jusqu’à l’âge adulte.  La porte de ma mère a toujours été ouverte, mais j’ai toujours fait le choix de demeurer avec mon père.

À cette époque, mon père avait une conjointe depuis déjà quelques années.  La dynamique familiale allait tout de même bien jusqu’à ce que certains problèmes personnels surgissent au sein de leur couple.  Je considérais réellement cette femme comme ma deuxième mère puisqu’elle était dans ma vie du plus loin que je me souvienne.  Aussi, à cette période, la famille attendait l’arrivée de ma première petite sœur.  J’avais 12 ans. C’est à ce moment que la plus grande blessure de ma vie est arrivée et qui fait la personne que je suis aujourd’hui.

La conjointe de mon père, pour une raison que je connais mais que je n’ai pas encore comprise et qui ma fois je crois ne comprendrai jamais, s’est mise dans la tête que je n’existais plus, mais… plus du tout.  J’aurais été un fantôme je lui aurais au moins fait peur.  Mais durant 2 ans, je n’ai eu droit à aucun regard ou parole, tendresse ou quoique ce soit.  Je n’ai pas pu prendre ou toucher à ma petite sœur durant de nombreux mois.  Comme mon père travaillait beaucoup d’heures pour joindre les 2 bouts, je sais aujourd’hui qu’il n’a pas vu la réelle ampleur de la situation pour avoir eu de nombreuses heures à en discuter avec lui pour essayer de me guérir.  Ma mère quant à elle, était loin de savoir tout ce qui se passait car je lui cachais bien des choses pour être bien certaine de garder mon école et mes amis, car pour moi, c’était ce qui comptait le plus.

Premier contact en 1 an

Aujourd’hui je sais que c’est durant ces 2 années que quelque chose s’est brisé en moi.  La confiance.  Comment une personne que j’aimais et en qui j’avais confiance pouvait me jeter de la sorte.  Je n’ai plus jamais fait confiance depuis ce jour sauf à ma mère et depuis peu, mon père.

Je me suis tellement posé de questions à savoir ce que j’avais fait de mal, pourquoi je n’étais pas assez belle, assez fine, assez bonne, assez intelligente, assez serviable, assez toute.  J’ai tout fait pour qu’elle recommence à m’aimer.  Jamais ça n’a fonctionné. Lorsque j’ai eu 14 ans, les jumeaux sont nés, mon petit frère et ma petite sœur.  J’avais 14 ans.  J’ai profité de cette occasion pour faire valoir que mon aide et ma présence pourraient être un plus.  J’ai tout donné pour ces enfants, pour qu’on reconnaisse que je valais quelque chose.  Je me levais la nuit, je les nourrissais, les changeais, les berçais, les aimais comme mes propres enfants.  Je voulais prouver que j’étais digne d’être aimée à nouveau.

Un jour de mes 16 ans en secondaire 5, je suis arrivée à la maison et elle était vide de meubles et de gens.  Elle avait juste disparue avec les 3 enfants.  Mon père a craqué, avec raison.  Et moi j’ai voulu rester forte pour lui car c’est mon papa et il était très mal en point et a du prendre soin de lui pour un moment.  Sauf que je n’étais pas assez forte à 16 ans… j’ai donc commencé à consommer un peu, beaucoup, trop.  J’étais la meilleure porteuse de masque que la terre ait connue lorsque j’étais à l’école et en présence de ma mère.  Pour moi, rien ne paraissait.  J’ai essayé d’oublier que je ne valais rien en me gelant la face le plus souvent possible, en secret.  J’ai continué mes études en sciences pures et mon travail de gérante au Harvey’s.  Quoique mes notes avaient baissées, je réussissais à suivre le rythme.  Un jour de 1997, une agression violente a eu lieu au service à l’auto du Harvey’s et les policiers sont intervenus. RÉVÉLATION.  J’ai fait mon changement d’orientation le lundi suivant, j’ai arrêté de consommer et je me suis « gelée » aux études à la place.

Je pensais que j’étais guérie.

À l’été de mes 21 ans, j’ai rencontré un gars, qui ma foi, était parfait.  J’étais la plus belle, la plus fine, la meilleure, TOU-TE.  Je pensais que la vie m’envoyait quelqu’un qui enfin allait voir qui j’étais et allait m’aimer.  Sauf que non…  Ce gars, qui avait 10 ans de plus que moi, était tout sauf parfait.  Il est encore à ce jour le plus grand manipulateur que j’ai rencontré, le plus jaloux-possessif-agressif.  Mais je pensais qu’il m’aimait moi.  Et je voulais qu’il continue de m’aimer et qu’il redevienne ce que j’avais connu au début.  J’étais complètement accro.  Il était devenu ma drogue.  Encore une fois je faisais tout pour qu’il m’aime, pour lui plaire, pour « respecter ses consignes » Je le savais qu’il était toxique et qu’il finirait un jour par me…  Disons faire du mal.  À ce moment je n’avais pas encore fait le lien avec ma blessure d’enfance.  Nicolet et le SPVM sont arrivés.  Et ils m’ont sauvée.  Ma job je ne l’aime pas juste parce que j’aime ce que je fais.  Je l’aime aussi pour ce qu’elle a fait pour moi. Parenthèse comme ça.

J’ai donc enfin réussi à mettre un terme à cette relation après presque 3 ans, mais je vous assure que ce fut extrêmement difficile.

Les années qui ont suivies ont été plus calmes, mais j’ai toujours été la fille qui essayait trop de se faire aimer ou apprécier, que ce soit au travail, avec mes amis ou en amour.  Je ne donnais pas avec des attentes, mais j’étais constamment déçue.  Je ne ressentais jamais que j’étais assez pour quelque chose ou pour quelqu’un.  Encore une fois, à ce moment je ne fais pas le lien avec mon enfance.

Quand j’ai eu mon premier enfant en 2009, toute mon enfance m’est revenue et une immense colère envers mon père m’a envahie.  Je ne comprenais pas comment j’avais pu vivre cela en tant qu’enfant alors que j’aimais le mien si profondément.  C’était un clash immense pour moi.  À ce moment je pensais que mon père avait tellement plus aimé sa blonde que moi qu’il l’avait laissé me faire ça.  C’était juste inconcevable pour moi de ne pas faire passer son enfant en premier.  J’ai donc gardé cette colère pour moi durant de nombreuses années…

Entre 2013 et 2015, mon fils a été sérieusement malade, ma mère a eu le cancer, je me suis séparée, j’ai déménagé, mon Jack est décédé subitement et j’en passe.  Comme vous le savez, j’ai craqué.  Dépression majeure en 2016.  C’est cette année que j’ai compris que ma dépression remontait pas mal plus loin que 2013.  Que mes comportements avaient tous un lien entre-eux et qu’il provenaient non pas de mon père, mais de la conjointe de mon père…  Toute ma vie j’ai eu l’idée fixe que seuls les parents pouvaient causer une blessure d’enfance.  C’est faux.

Je ne compte plus les heures de discussion que j’ai eu avec mon père pour évacuer tout ce que j’ai vécu étant enfant.  De ces discussions, une phrase m’a ouvert les yeux et m’a apporté la pièce manquante :

-Pourquoi papa tu as accepté ça… pourquoi?

-Geneviève… je ne voulais pas que ça pète…  Je ne voulais tellement pas que ça pète »

Car voyez-vous mes amis j’avais complètement effacé de ma vision d’enfant que mon père en avait 3 autres avec cette femme.  Toute ma colère et ma peine sont disparues d’un coup.  Et j’ai pu refaire confiance à mon père… Car si vous avez passé par la séparation, vous savez comme moi que en effet… on veut pas que ça pète et qu’en effet on endure beaucoup trop de mal et de peine… pour se rendre compte seulement des années plus tard que c’est le fait d’avoir enduré une situation insoutenable pour ne pas se séparer, qui fait pas mal plus de mal que la séparation elle-même…

Donc pour en revenir à ma situation difficile, cette semaine j’ai compris que ma blessure d’enfance avait encore des répercussions aujourd’hui lorsque j’étais confronté à un problème « X » de communication.  Mon insécurité d’enfant refait surface et je ne me sens pas assez bonne, assez fine, assez belle, assez intelligente… et ça me fait capoter.

Sauf que…

Ma dépression m’a appris que les gens réagissent non pas en fonction des autres, mais en fonction d’eux-mêmes.  C’est-à-dire, que lorsqu’une personne a une réaction ou une absence de réaction, ce n’est pas nécessairement contre vous ou à cause de vous… c’est peut-être à cause de ce qu’ils vivent ou de ce qu’ils ont vécu…  Je le sais parce que je n’ai pas toujours été correcte quand j’avais mal… et que moi aussi j’ai des drôles de réactions parfois à cause de ce que j’ai derrière la cravate.

Le but de la Vie, c’est de grandir et d’évoluer.  Ça m’aura pris toutes ces épreuves pour être en mesure de parler, de dire ce que je ressens et surtout de montrer qui je suis vraiment.  Je me bats encore tous les jours avec mon « Amour de Soi » et je tente de me convainque que « je suis assez ».  Je ne vois pas le jour ou je cesserai d’aider les gens, de les aimer et de les ressentir…  Car c’est ça mon vrai moi… et je l’accepte.  Tout comme j’accepte tout ce que j’ai vécu car je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui.  C’est la RÉSILIENCE mes amis… et ça fait franchement du bien…

Papa maman, je vous aime… et je vous fais confiance.

Namaste

 

 

 

 

Le temps qui passe

Cette semaine j’ai eu ma « pin » de 15 ans d’ancienneté au travail…  Ce qui signifie la moitié de ma carrière, le début de la pente descendante…

Cette semaine mon premier bébé aura 9 ans… 9 ans!  Ce qui signifie que ma fille a déjà commencé à me trouver lente sur certaines affaires… Elle a surtout sa propre vie de plus en plus…

Ça fait un an que je suis revenue au travail,

Ça fera 3 ans que je suis enquêteur,

Mon deuxième bébé rentre à l’école en septembre…

Savez-vous quoi?  Le temps passe et plus je vieillis plus ça va vite.  Et plus ça va vite, moins j’ai envie de perdre mon temps justement…

Je ne me souviens plus qui a dit ça exactement, mais ça allait comme suit : On ne se rend compte de la valeur d’un moment qu’une fois qu’il est disparu.

Ces temps-ci je pense beaucoup au temps qui passe, aux moments que j’ai sous-estimés, mais surtout à ceux auxquels j’ai donné une importance qui ne leur revenaient pas…

Avant les fêtes, j’étais extrêmement fatiguée, pour ne pas dire à boutte.  Je n’aimais pas la personne que j’étais parce qu’elle se rapprochait de plus en plus de la fille de 2016.  La fille qui en faisait trop, qui en prenait trop, qui disait oui à tout.  J’ai commis exactement la même erreur qui m’avait conduite en dépression…  Je me suis saoulée au travail et à l’école pour oublier ce qui me faisait mal, pour oublier que j’étais seule en maudit.  J’ai même travaillé en débile durant les fêtes pour que ça passe le plus vite possible…  L’affaire c’est que cette fois-ci je le savais que je faisais une erreur.  L’affaire de l’affaire c’est que lorsqu’on répète une erreur 2 fois ce n’en est plus une.  C’est un choix.  Et ce choix était plus facile pour moi que d’affronter la douleur qui me remontait dans l’estomac.  Que d’admettre que j’étais en train de me replanter.

Sauf que.  Je vous l’ai déjà dit, je ne retournerai pas dans le noir.  J’ai donc dû faire des choix pour moi, pour ma santé, pour mon petit cœur.  Car le temps passe… De plus en plus vite.  Et je ne veux plus perdre une minute de ma vie à fuir la réalité de quelque manière que ce soit.  Je l’ai déjà beaucoup trop fait dans mon ancienne vie.

J’ai donc décidé de revoir mes choix de vie.

Priorité #1 :  Ma santé.  Il y a de cela pas si longtemps, je courais des demis-marathons, je faisais toutes sortes de courses à obstacles et autres, je mangeais clean et maudit que j’étais bien…  La dépression a massacré tout cela et je ne me reconnais plus dans le miroir par moment.  Ça suffit.

Priorité #2 : Mes enfants.  Mes enfants me disaient qu’ils s’ennuyaient de moi-même si j’étais dans la maison…  « Maman t’es pas avec nous… »  Je dois dire qu’ils n’avaient pas tord car depuis un bout, j’étais partout sauf là… mentalement j’entends.

Priorité #3 : Mon travail.  Oui c’est ma drogue, mais c’est aussi là ou je me sens exactement à ma place, en pleine possession de mes moyens. Et pour le moment je ne connais pas d’autres endroits comme celui-là.  Et ça adonne que c’est aussi ça qui me permet d’investir dans mes priorités 1 et 2…

Priorité #4 : Réussir à m’aimer autant que ceux qui m’aiment…  La quatrième place est souvent la pire, la plus mal aimée.  C’est tout de même un drôle de hasard…  Je ne connais pas la recette exacte pour réussir, mais je crois sincèrement que le fait d’avoir dit tout ce que j’avais à dire aux bonnes personnes, à mon père entre autres (je t’aime), m’a permis d’avoir une vision tellement plus large de tout ce que j’ai vécu et qui m’avait brisée…

Donc, c’est bien beau revoir ses priorités, mais faut faire les choix qui vont avec…  C’est pourquoi j’ai dû prendre la difficile décision de cesser ma formation en enseignement du yoga.  Les 3 mois auxquels j’ai participé m’ont fait comprendre beaucoup de choses, dont le fait que je déteste vraiment les câlins de groupe! Lol.  Farce à part, je n’étais pas en mesure de m’investir à la hauteur de ce que je suis en mesure de donner par manque de temps.  Et comme je suis une fille qui se dit que tant qu’à le faire, je vais bien le faire, je vivais mal avec ça.

J’ai donc pu récupérer tout le temps qu’il me manquait pour mes priorités 1-2 et 3… En plus de retrouver du temps libre et mon sourire qui vient avec le repos.

J’ai aussi du faire le choix de prendre des distances avec certaines personnes.  Que j’aime trop, que j’aime mal, je ne sais pas… Mais pour le moment c’est mieux comme ça, pour mon coeur.

Le temps passe mes amis…  Et le temps ne se rattrape jamais.  C’est ici maintenant.

Je veux profiter au maximum de la deuxième partie de ma carrière, voir quels défis je pourrai relever et de quelle manière je pourrai encore changer le monde une vie à la fois…

Je veux profiter de chaque instant avec mes enfants, écouter chacune de leur histoire, rire de chacune de leur réflexion!  (Cette semaine Loïk m’a dit que j’avais un squelette dans mes côtes levées… Je braillais!)  Je veux surtout continuer d’être toute là dans leur vie maintenant pour espérer avoir une place de choix dans leur vie plus tard…

Je veux vieillir en beauté, mais surtout en santé et en maturité… comme mes belles amis qui ont quelques années d’avance sur moi… Annik et Sophie, Édith… Martine et Nancy!

Je veux me concentrer sur l’essentiel pour mieux apprécier les moments plutôt que le matériel…

Et qui sait, peut-être qu’un jour, l’Amour sera-t-il en mesure d’arrêter le temps de temps d’un instant…

Chantez, Riez, dansez, Criez…  Mais surtout cessez d’exister et VIVEZ!

 

 

 

Que votre VOIX soit avec vous

23 décembre…  Pour plusieurs, c’est le moment de l’année où l’amour rempli la maison et le cœur de ceux qui s’y trouvent.  C’est le moment de l’année où le pardon est plus facile et où tous les mots d’amour sont permis.  Pour d’autres, c’est une période plus difficile… Une période qui rappelle des souvenirs précieux qui riment plutôt avec nostalgie ou regret…

Pour ma part, je crois me situer entre les deux…  C’est mon deuxième Noël dans ma nouvelle vie et je crois que j’avais sous-estimé la durée de l’adaptation à celle-ci.  Je ne suis ni mal, ni à l’aise.  Je n’ai pas le goût point de festoyer point.  J’ai le goût de réfléchir à ce qui a été et à où je veux m’en aller parce que pour l’instant je suis à cheval entres 2 mondes.  Je vois ce qui est devant, je dois laisser aller ce qui est derrière et apprécier ce qui est ici maintenant puisque c’est le seul endroit où j’ai du pouvoir…

La quête d’une vie vous me direz… En effet.

L’année 2017 a été pour moi remplie de rencontres significatives… Grace à plusieurs de ces personnes rencontrées, j’ai grandi un peu plus chaque jour…

Drôlement, la première nouvelle rencontre de 2017 a été celle qui m’a le plus transformée…

Il y a presqu’un an, j’ai rencontré Mister DJ.  Quelle rencontre inattendue, mais surtout complètement dysfonctionnelle! Comme il se plaisait à le dire, nous étions aux 2 extrémités d’une année lumière… Il n’avait pas tort, mais j’ai toujours dit que nous étions pareils dans nos différences.  Je ne crois pas que personne n’ait jamais été aussi franc et direct avec moi.  C’est pas des farces, on se chicanait au 2 jours.  Reste que Mister DJ m’a apporté un véritable cadeau cette année…  Il m’a appris qu’on pouvait dire ce qu’on voulait sans se casser la tête en mille.  Il m’a appris que j’avais le droit de ne pas faire ce dont je n’avais pas envie sans non plus me casser la tête en mille… Et ça, c’est une totale libération!   Je ne sais pas comment qualifier cette relation, mais c’est sans aucun doute celle qui m’a fait le plus grandir cette année…

Ce qui m’amène donc à vous parler de l’authenticité en cette fin d’année…  J’ai toujours pensé que j’étais une fille authentique et bien franchement, je crois que je n’ai compris que cette année ce que le mot authenticité signifiait vraiment…

L’authenticité est le caractère de ce qui est vrai… Lorsque l’on parle d’authenticité, on en parle presque toujours par rapport aux autres… Presque jamais par rapport à soi-même… Alors que tout est là.  Et c’est ce que je veux dire quand je dis que je me sens libérée…

L’authenticité c’est faire des choix en fonction de soi-même et non en fonction des autres ou de la peur de ce que les autres vont penser ou de la peur de ce que cela va produire…  Être authentique c’est dire ce qui a besoin d’être dit, faire ce qui a besoin d’être fait et surtout vivre selon nos vrais désirs et nos vraies valeurs d’aujourd’hui.  Pas d’hier, pas de demain, d’AUJOURD’HUI.

Être authentique c’est se respecter, c’est prendre la place qui nous revient, c’est se libérer des milliers de questions qui envahissent notre esprit…  C’est se libérer de tous les scénarios qui n’arriveront jamais mais qui nous paralysent et nous empêchent d’avancer.

Du plus loin que je me souvienne, les gens que j’ai le plus admirés dans ma vie ont été ceux qui s’affirmaient dans le respect de soi et des autres, qui faisaient des choix qui leur ressemblaient…  J’ai enfin compris comment ils faisaient…  Ils ne faisaient que se respecter en agissant de concert avec leur « p’tite voix »…  Car savez-vous quoi… Les réponses ne se retrouvent pas dans notre tête, mais bien dans notre ventre, dans notre instinct, dans notre « p’tite voix »…

J’ai perdu des gens que j’aimais beaucoup cette année à cause que j’ai suivi ma « p’tite voix »…  Je me suis fait reprocher d’avoir changée, de ne pas écouter, de penser à mon nombril, de me priver…  Ce n’est tellement rien de tout ça… J’ai juste décidé que je serais authentique envers moi-même… Et ça fait un bien immense puisque même en n’écoutant pas ma « p’tite voix », certains ne m’aiment pas ou me jugent.  Alors tant qu’à être jugée, aussi bien l’être parce je suis en paix avec moi-même et avec mes choix…

Finalement, je crois que l’authenticité, la vraie, est le plus beau cadeau que l’on puisse donner à ses enfants…  Car pour moi, Authenticité rime avec confiance en soi, courage et détermination…  Alors comme nos enfants apprennent par l’exemple, j’espère leur démontrer, dès maintenant, qu’ils ont le droit de faire les choix qui les rendent heureux, des choix qui les libèrent et surtout des choix qui leur ressemblent… Nous sommes nos choix mes amis… N’oubliez jamais.

Pour 2018, c’est ce que je vous souhaite…  Retrouver votre « p’tite voix » et faire le choix de l’écouter…

Passez un excellent temps des fêtes, peu importe où que vous soyez ou ce que vous faites! …

Namaste mes amis!

P.S.  Merci Mister DJ de m’avoir donné la clé pour trouver ma véritable authenticité… Tu vas vraiment capoter quand tu vas lire ça (MÉGA LOL).

 

 

 

Que sera sera

Plusieurs amis m’ont fait remarqué ne pas avoir lu mes « belles histoires » depuis un petit bout…

-Ben oui je sais, je suis très occupée, je manque de temps… La job, la formation de yoga, les enfants, la fermeture de la maison, etc…

La vérité c’est que je n’ai pas vraiment de belle histoire à raconter.  Je file un mauvais coton depuis 2 mois.  Sauf que je n’en parle pas puisqu’une fille qui a fait une dépression et qui file un mauvais coton, ça fait peur à ben du monde qui l’aiment…  C’est sans doute justifié, mais c’est comme si je n’aurai plus jamais le droit de mal filer sans risquer de retomber ou encore qu’on me rappelle que je peux recommencer les médicaments, ou qu’on me rappelle que les services d’aide existent, ou qu’on me rappelle que « faut pas attendre ».  On va mettre de quoi au clair :  JE LE SAIS.  La première personne au monde qui ne veut pas retomber, c’est moi.  Et avec une assez solide longueur d’avance sur tout le monde.  Juste pour ça, je ne retomberai pas.  Mais j’ai le droit de mal filer, comme tout le monde.

Durant le dernier mois, j’ai fermé ma piscine toute seule.  J’ai démonté mon set-up d’été toute seule.  J’ai grimpé mes pneus 18 pouces sur ma mezzanine de garage toute seule.  J’ai démonté ma trampoline de 12 pieds toute seule.  J’ai essayé de réparer une toilette toute seule.  J’ai passé plusieurs journées, soirées, nuits toute seule.  Quelle belle occasion de se prouver à soi-même qu’on n’a pas besoin de personne… Qu’on s’auto-suffit, qu’on a réussi à se prouver qu’on savait apprécier sa propre compagnie.  J’adore ma propre compagnie, mais un moment donné, j’ai fait le tour comme on dit.

J’ai parlé de la solitude et de la famille lors de mon dernier blogue…  Aujourd’hui, pour la première fois, je vais ouvrir mon cœur sur l’amour.

Les 2 derniers mois, comme vous pouvez le voir, ont été remplis de solitude.  L’affaire que j’ai appris de cela, c’est que j’ai exactement les mêmes comportements en vivant seule qu’en vivant en couple.  Je. n’ai. Besoin. De. Personne.  Je me rends compte que j’ai toujours eu  une carapace de 12 pouces d’épais  afin de ne jamais être faible ou vulnérable…  Ou plutôt de ne jamais le démontrer.  C’est le meilleur moyen de ne jamais être déçue ou blessée.  Ne pas démontrer ce dont on a besoin afin de ne pas être déçue de ne pas l’avoir…  Il n’en demeure pas  moins que ces besoins sont là et qu’ils ne sont pas plus comblés en les cachant puisque savez-vous quoi… personne n’est devin.  Même la personne qui vous aime le plus au monde.  C’est pourquoi j’ai décidé que je parlais depuis quelques mois justement…

Donc.

Devant cette solitude, une panoplie de solutions miraculeuses me sont présentées par plusieurs personnes…

– T’es célibataire!!  Profites-en!! Butines!!

– C’est déjà fait merci.  C’est la meilleure manière de te sentir encore plus seule une fois le fun terminé.  Non merci.

 

– Vois tes amies, sors!! Profites-en!!

– Je sors et je vois mes amies en masse, merci.  Par contre elles ne sont pas toujours disponibles pour dormir en cuillère et me faire des guilis dans le dos.

 

– Il va finir par te taper sué nerfs le gars!! T’es chanceuse, tu peux dormir et avoir la tv à toi tu-seule!!  Profites-en!!

– Vraiment? Sans commentaire.

 

– Tu peux faire ce que tu veux quand tu veux!! Chanceuse!!

– T’as un point, mais reste que c’est le fun le faire à deux.  Genre.

 

– Vaut mieux être seule que mal accompagnée!!

– Encore un point.  Exactement la raison pourquoi je seule.  C’est toute ou pas pentoute.

 

– Le gars va pas venir frapper à ta porte là! Va sué sites, fais kek chose!!

– Heille merci!! Moi qui attends que ça sonne à porte depuis 2 ans.  Pour les sites, tu m’excuseras, mais je ne suis pas capable de me sentir comme dans le catalogue Sears.  J’ai essayé, c’est non.

 

– T’es en amour avec l’amour Gen.  T’es trop intense.

– Ben oui kess tu veux.  Reste que j’ai eu 3 chums dans ma vie et que je ne les ai jamais entendu se plaindre de mon « intensité ».  Ça revient donc à mon « toute ou pas pentoute ».

 

Et là je m’abstiens de vous parler de Noel qui s’en vient… C’est pas des farces, je me suis auto-planifiée pour travailler de soir pour être ben certaine de ne pas y penser.  La job est encore une drogue légale alors j’en profite.

Alors toi, futur homme dans ma vie ou de ma vie on sait pas.  Saches que je suis une fille qui aime sans limite.  Je serai toujours là pour t’appuyer, t’encourager, te faire rire et te dire tes 4 vérités.  Je serai la première à toujours vouloir te surprendre et te faire grandir.  Et surtout je serai la première à te montrer que le bonheur est dans les petites choses.

En échange, je veux que tu me forces à avoir besoin de toi.  Je veux que tu me forces à m’appuyer sur toi parfois.  Je veux que tu m’apprennes à faire confiance… Ah pis j’aimerais vraiment ça que tu montes mes pneus sur la mezzanine du garage et que tu démontes ma trampoline…  J’ai beau être capable, c’t’une job d’homme ça…

Là je suis juste fatiguée d’être tout et rien à la fois…  J’ai le goût d’être la femme de quelqu’un qui est très loin d’être n’importe qui.

QUE SERA SERA

Namaste mes amis

 

 

 

La famille

2 ans que je « n’ai plus de famille »…  Je dis 2 ans, mais en fait je ne sais pas exactement combien de temps… Car j’ai perdu ma famille bien avant de me séparer…

Je regarde vos belles photos facebook de famille et tout cela me semble si loin, presque comme dans une autre vie…  Je regarde ces belles photos  remplies de bonheur et je suis jalouse.  Pas correct vous me direz, mais c’est la vérité.

La vie que j’ai aujourd’hui est le reflet des choix que j’ai fait et je l’assume.  Par contre jamais je n’aurais cru qu’un jour la solitude me rattraperait.  Jamais je n’ai « souffert » de solitude.  Jamais je ne suis rentrée chez moi en me disant que j’avais hâte de dormir pour que le temps passe plus vite.  Jamais je n’ai passé des journées entières sans parler à personne et jamais je n’ai ressenti le poids du silence.  La solitude a toujours été un choix, même un besoin pour moi.  Par contre, depuis quelques mois, la solitude me fait mal par moment.  La solitude est là alors que je ne la veux plus.

La solitude, le silence, le temps…  sont des enseignants assez féroces et percutants pour  nous mettre face à nos choix, face à nous-même…

Jamais encore je n’ai parlé de vie  de couple ou de famille sur ce blogue…  C’est un sujet tellement universel mais tellement personnel en même temps.

Lorsque j’ai « brisé ma famille », je l’ai fait pour l’amour de mes enfants et même par amour pour leur père…Pour leur permettre de vivre dans un  environnement où la chicane, l’ignorance, les pleurs et les cris n’existaient plus…  Lorsque j’ai « brisé ma famille », j’ai pris tout le courage qu’il me restait pour donner à mes enfants et à leur père une chance de redevenir heureux…  Car je sais encore aujourd’hui  que ça n’aurait pas été possible tous ensemble…  Rien à voir avec la valeur  du père de mes enfants ou l’estime que j’ai pour lui.  Nos différences se sont intensifiées avec le temps… tout simplement…

Quand mes enfants me quittent pour aller passer leur 48% de temps chez leur père, ils ne pleurent plus.   Ils sourient, ils sont contents de voir leur papa…  C’est  moi qui a recommencé à pleurer.  C’est moi qui sait trop bien que ces quelques jours seront remplis de silence et de temps trop long.  C’est moi qui s’ennuie de la famille…

Dans les premiers mois de ma « nouvelle vie », je me suis étourdie.  J’ai sorti, j’ai bu, j’ai rempli tous les moments possibles de toutes les mauvaises manières possibles pour remplir tout ce VIDE.  Passage obligé je crois et je ne regrette pas.  Par contre je ne m’attendais pas à l’étape où je suis maintenant… moment où tout ce que je voudrais c’est raconter ma journée à quelqu’un en arrivant.  Passage obligé également je suppose…

Je regarde vos photos de famille ou de « nouvelle famille » aux pommes, à Disney, en camping, en bateau… pis je me rends compte de ce que je veux vraiment.

Il y a des gens qui ne supportent pas que personne ne prennent soin d’eux…  Moi je ne supporte pas de ne prendre soin de personne, de prendre soin d’une gang.  Je ne supporte pas le fait que personne n’ait besoin de moi…  Je dois donc me rendre à l’évidence que mon passage obligé est là pour me faire comprendre que je dois aussi prendre soin de moi…  Et quand je dis ça, je ne parle pas d’aller au spa, chez la coiffeuse ou au gym…  Je parle de ce que MOI je veux dans une relation, dans une « nouvelle famille ».

Les besoins des autres ont toujours été plus importants que les miens.  Le bonheur des autres a toujours été plus important que le mien et la vie des autres a toujours été plus importante que la mienne…  Et quand je dis les autres, je veux dire ceux que j’aime.  Si ceux que j’aime sont heureux, je le suis… Facile hein? NON.   Parce que quand je me retrouve toute seule dans mon salon en revenant de travailler, je n’ai aucune idée du bonheur des autres…  alors je me sens perdue.

Je comprends donc que ce passage obligé est là pour me faire prendre conscience que tout comme ceux qui ne pensent qu’à leur propre nombril, ceux qui pensent juste au nombril des autres, comme moi, ne sont pas plus heureux…  On revient encore une fois à l’équilibre…

Mon idéal de « nouvelle famille » se dessine donc  de plus en plus  et je dois dire que c’est épeurant car je ne sais pas si ça existe…  Je ne l’ai jamais vécu.

C’est épeurant aussi car je dois dire ce que je veux et ce que je ne veux pas et faire les choix qui vont avec. C’est-à-dire avancer vers une nouvelle relation si c’est possible ou me retirer si on n’y reconnait pas ma valeur… Un comme l’autre me confronte.

Un fait demeure, j’aurai toujours besoin de prendre soin des gens que j’aime et  ce, plus que 48% du temps…

Namaste spécial à tout les parents célibataires xx

Le changement

Aujourd’hui une nouvelle a confirmée qu’il y aurait un « changement » dans ma vie professionnel.  C’est une nouvelle à laquelle je m’attendais depuis un moment, mais qu’une fois confirmée, me confronte, encore une fois, à de la nouveauté.

J’emploie le mot nouveauté car je le trouve tellement plus positif.  Je crois fermement au pouvoir des mots sur mon esprit.  Cette « nouveauté » ne provient pas d’un choix que j’ai fait, mais bien du choix d’une personne que j’aime et qui  la rend heureuse.  Malgré la déception que j’ai, je ne peux que me réjouir de son bonheur, car quand on aime quelqu’un, il faut  respecter ses choix et l’encourager à aller de l’avant dans ce qu’elle désire.

J’ai donc envie de vous jaser de changement.

Il y a des moments où les changements nous sont imposés sans que nous l’ayons décidé ou souhaité.  Je parle ici des moments où la vie ne nous donne aucun choix sauf celui de notre réaction… C’est à ce moment que l’on doit faire preuve d’adaptation…  Charles Darwin (ben oui je les aime les philosophes) a dit un jour que ce ne sont pas les plus forts ou les plus intelligents qui survivent, mais bien ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement…  Pas mal plus facile à dire qu’à faire vous me direz, et je suis bien d’accord avec vous.  Par contre, je dois donner raison à Mister Charles.  Quand on est réfractaire au changement, seules les émotions négatives nous envahissent…   Et lorsque ces émotions nous envahissent trop longtemps, elles viennent à envahir les autres… surtout ceux qu’on aime et qui nous aiment…  Quand un changement nous est imposé, la seule solution, c’est de l’accepter.  Accepter, ce n’est pas abandonner, c’est juste admettre que certaines choses ne sont plus et aller de l’avant malgré la peur, la colère ou la peine.

Il y a aussi des moments dans la vie où le changement se produit en nous.  Et sincèrement, je crois qu’il s’agit du plus difficile, car justement, il y a un choix à faire et c’est à nous de le faire.  La magie n’existe toujours pas malheureusement.  Mes amis hébreux (eux aussi ils en ont des pas pires!) disaient que changer ne prend qu’un instant.  C’est la résistance au changement qui peut prendre toute une vie.  Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cette phrase a allumé tellement de lumières dans ma tête…  Je ne veux plus perdre une seule minute de ma vie à cause de ma « résistance au changement ».  J’ai perdu tellement de temps dans la partie 1 de ma vie… Aujourd’hui  je saute. C’est tout.  Et encore à ce jour, je n’ai pas de regret.   Trop souvent, je me suis attardée sur ce que je risquais de perdre au lieu de ce que je risquais de gagner en sautant… ça fait toute la différence…

Lors d’une de mes retraites de yoga sur le lâcher-prise, il y avait un exercice sur les décisions sans peur.  Il faut juste se questionner sur ce que serait notre décision si les peurs n’existaient pas.  Lorsque l’on se rend compte que notre résistance au changement n’est basée que sur la peur de faire de la peine, de se tromper, de se faire juger, name it, et bien il est temps de prendre son courage à deux mains et de sauter.  J’ai jamais braillé autant avec des inconnus que lors de cet exercice-là.  Chaque décision importante nous met face à nous-même…  Sortir de sa zone de confort pour grandir, ou demeurer en sécurité dans ce qui nous est familier.  Croyez-moi, la première option est de loin la meilleure.  Et surtout, il n’est jamais trop tard…  Peu importe depuis combien de temps vous avancez dans la mauvaise direction, il est toujours temps, et surtout vous avez toujours le CHOIX, de faire demi-tour.

En terminant, je vous cite mon préféré, Bouddha…

Dans la vie, il y a 3 options  pour chaque situation.  L’accepter, la changer ou la quitter.  Si vous ne pouvez l’accepter, il vous faut la changer.  Si vous ne pouvez la changer, il vous faut la quitter.

 

Namaste mes amis

 

L’imposteur

Salut mes amis,

Suite au billet de la semaine dernière,  j’ai comme reçu une vague immense de messages, de questions et même de confessions…  Ça fait une semaine que je me sens un peu imposteur…

Je me sens imposteur parce tout ce que je vous écris depuis presqu’un an maintenant, ce sont toutes des choses auxquelles je crois profondément et que j’ai compris dans ma tête.  DANS-MA-TÊTE.

Le chemin de la compréhension et de l’acceptation est tellement plus ardu et difficile vers le cœur…  Je suis imposteur parce que j’ai l’air de la fille qui applique tous ces beaux principes de vie tellement naturellement aujourd’hui…  C’est faux.  Je peux les expliquer, je peux y croire, je peux m’y accrocher, mais la vérité c’est que le VIDE…  n’est jamais bien loin…  Je ne parle pas du VIDE immense qui pousse à l’irréparable,  mais bien de tous ces petits vides qui vont et viennent au gré des événements de notre vie.

Certains petits vides sont reliés à la peur… La peur de prendre une décision, la peur de blesser, la peur du changement.  Le vide s’installe, car lorsque la peur est là, elle gruge le cœur, elle gruge la joie, elle engloutie la simplicité.  J’ai eu peur tellement longtemps.  Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui.  Quand on se met à dire ce que l’on veut, ce que l’on ne veut plus, la peur se transforme en fierté.  TELLEMENT!  La fierté de s’être tenu debout.  La fierté de s’être  assumé et surtout la fierté de s’être respecté.

Certains petits vides sont reliés à la colère…  La colère envers un ami, un conjoint, un collègue, une situation…  La colère, c’est normal.  La colère, il faut juste apprendre à la gérer.  Et par là, je veux dire, entre-autre, l’exprimer.  Le vide s’installe lorsque la colère est réprimée…  elle envahie le cœur et ne laisse plus de place aux petits moments de bonheur.  L’affaire avec la colère c’est qu’elle peut se déguiser la maudite.  Elle se déguise en tristesse, en dépendance,  en indifférence et surtout (et la pire de toute) l’abandon.  La colère, je me suis battu contre elle tellement longtemps…  Elle a pris des formes pas possible au courant des dernières années…  jusqu’au moment au j’ai compris que j’avais le droit d’être en colère et que surtout j’étais normale.  Quand on se met à accepter notre colère et encore une fois à l’exprimer… Ben je ne sais pas quoi dire à part que c’est une libération intense.

Certains petits vides sont reliés à la déception…  c’est vraiment celle-là qui me cause problème.  Les déceptions sont causées lorsque l’on a des attentes.  Mais « tout le monde le sait », « tout le monde le dit », il ne faut pas avoir d’attentes… BUL-LE-SHI-TE.  Pour moi, il y  a une énorme différence entre ne pas attendre et ne pas avoir d’attente.  Ne pas attendre, je m’en viens pas pire…  Mais ne pas avoir d’attente?!?   Je ne sais pas si c’est juste moi là, mais c’est comme si on me demandait d’arrêter de faire fonctionner mon cœur.  C’est comme si on me demandait d’arrêter de faire fonctionner mon sixième sens.  Souvent, il est impératif de se rendre à l’évidence que nos attentes ne seront jamais comblées.  FINE, ça je suis d’accord, je me suis même séparée à cause de cela.  Par contre.  Et sérieux je le sais que je ne suis pas la seule, pour moi, des attentes c’est comme « ma norme ».  Et changer ma norme, c’est comme me demander de faire un « X » sur ce que je suis, sur ce que je désire.  Sincèrement, je crois qu’une fois que les cartes sont mises sur la table, qu’on a été honnête, qu’on a dit ce qui habitait notre cœur, alors moi, je crois être en droit d’avoir des attentes.  Par contre, et c’est là mon problème…  Il s’appelle ESPOIR.  Et je le dit, il me fait chier lui.  C’est lui que mon cœur n’est pas capable de kicker out quand c’est le temps et c’est lui qui se transforme en VIDE.  Alors, mesdames et messieurs, j’aimerais bien vous donner un truc pour celui-là, mais c’est lui mon imposteur.  Monsieur ESPOIR.

Monsieur ESPOIR me fait agir de bien drôle de manière.  En fait Monsieur  ESPOIR me transforme parfois en tapis et c’est pour ça que je le déteste à ce point.  Ma tête sait.  Mon cœur s’en fout.  Le lien ne se fait juste pas.

Ce que je sais aussi par contre, c’est que dans la vie, ce que l’on décide de faire ou de dire est tout aussi important que ce que l’on décide de ne pas faire ou de ne pas dire.  Tous ces choix peuvent changer le cours de notre vie…

Je crois sincèrement que tous et chacun de nous vivons des vides ou un VIDE à certains moments de notre vie…  L’affaire, et c’est aussi mon problème, c’est que ceux qui vivent les plus grands vides sont ceux qui sont toujours là, toujours les plus forts…  Depuis un an, j’en ai analysé des affaires sur ma vie…  Et je sais maintenant que jamais encore, je n’ai laissé quelqu’un être plus fort que moi.  Jamais encore je ne me suis appuyée sur quelqu’un.  JA-MAIS.  Et savez-vous quoi…  c’est ce qui a causé mon VIDE justement…

J’ai appris à l’école que 2 négatifs faisaient un positif…  Alors peut-être que 2 vides peuvent se remplir, se soutenir, s’aider…

Faudrait que j’essaie un moment donné…

NAMASTE mes amis

 

 

Nous sommes nos choix

Salut mes amis yogis, non-yogis et surtout mes collègues de travail cette fois-ci…

J’ai pris une pause du blogue pour les vacances, mais ce soir je n’ai pas le choix d’écrire…  c’est juste comment dire… je ne sais pas comment dire en un seul mot justement…  Je dois vous parler ou plutôt vous re parler de l’existence des choix.  Pour ceux qui me lisent depuis un bout je risque de me répéter,  j’assume pleinement.

J’ai étudié au Cégep Ahuntsic de 1998 à 2001 avec une gang formidable…  Plusieurs d’entre nous travaillent maintenant pour le SPVM et il m’est toujours spécial de voir à quel point nous avons évolué en 15 ans lorsque je croise des personnes avec qui j’ai étudié.  De cette gang formidable faisait partie Cynthia.  Nous n’avons jamais développé d’amitié, mais nous étions de bonnes collègues d’école et avons fait quelques travaux ensemble.  Dans ma première année de service, nous avons également travaillé sur la même équipe de travail.  J’ai toujours perçu Cynthia comme une fille qui s’assumait  et qui était forte de ses opinions.  Je ne l’ai pas vue depuis une dizaine d’années…  Cet après-midi j’ai appris avec…. Stupéfaction? Tristesse?  Colère? Que Cynthia s’était enlevé la vie…

MOMENT DE SILENCE

Cette nouvelle m’a tellement chamboulée.  Cette nouvelle m’a ramenée un an en arrière alors que j’étais dans la même noirceur que Cynthia.  Alors que j’étais devant le VIDE.  Heureusement, lors de cette impasse, j’ai eu la chance d’avoir 2 boules de lumière pour éclairer le chemin de mon retour.  J’ai fait le choix de revenir et surtout de changer.  Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la vie de ma collègue et je ne sais pas si elle a lancé des appels à l’aide ou pas.  Par contre je connais le sentiment qui l’habitait.  Il n’a pas de nom ce sentiment.  C’est pourquoi  je l’appelle le VIDE.

MOMENT DE SILENCE

Lorsque j’étais en arrêt de travail l’an dernier, la chose qui me stressait le plus, ce n’était pas de manquer d’argent, ce n’était pas d’avoir perdu ma forme et ma santé.  Ce qui me stressait le plus c’était le jugement de mes collègues de travail  qui me voyaient partir en plein mois de juillet… C’était la peur de perdre ma crédibilité à leurs yeux.  Parce qu’on dira ce qu’on voudra, la vérité c’est qu’on juge tout le temps tout le monde.  Et la vérité encore plus grande c’est que chacun devrait se la fermer avec son jugement car JAMAIS et je dis bien JAMAIS il est possible de savoir les sentiments qui habitent une personne qui nous est inconnue et encore moins les événements auxquels elle doit faire face. Alors chers collègues…  est-ce possible de juste être empathique entre nous…  juste un peu.  Pas juste quand des moments comme celui-ci arrive, mais bien à tous les jours…

MOMENT DE SILENCE

Ne sous-estimez jamais la valeur de votre parole envers quelqu’un.  Que ce soit positif ou négatif.  Ne sous-estimez jamais le mal que vous pouvez causer en faisant courir une rumeur ou en dénigrant quelqu’un.  Mon ami Socrate a vraiment un bon truc pour ça…

Et surtout ne sous-estimez jamais la valeur d’un sourire, d’un appel, d’un texto.  Intéressez-vous vraiment aux gens.  Écoutez…  Ne faites pas juste entendre ou préparer votre future réplique… É-COU-TEZ.

MOMENT DE SILENCE

On a toujours le choix.  Jamais personne ne me fera changer d’idée là-dessus.  Car par-dessus tout, nous avons toujours le choix de nos réactions et de nos décisions.  C’est une question de gestion de soi, d’assurance et surtout de respect.

Lorsque j’étais sur ce pont en juillet dernier, je ne l’ai pas dit à personne, je ne voulais plus rien savoir de rien ni personne justement.  Heureusement pour moi et finalement pour bien des gens qui m’aiment et que j’aime, mes 2 boules de lumières sont apparues dans ma tête et l’amour que j’ai pour eux a été plus fort que le VIDE qui m’habitait.  J’ai donc fait le CHOIX de retourner vers une vie qui n’avait plus aucun point commun avec ce que j’avais toujours connu.

MOMENT DE SILENCE

Il s’en passe des affaires en un an. Car aujourd’hui, je suis heureuse et j’ai encore de la difficulté à croire que j’ai pu, un jour, vouloir poser un geste semblable. Un geste définitif pour un état temporaire… long, mais temporaire quand même.  J’aurais passé  à côté de tous les petits et grands bonheurs que comporte ma vie aujourd’hui.

Alors si aujourd’hui la vie te semble VIDE, je te promets  que ça va passer.  Tout passe. TOUT.  Il faut juste laisser du temps au temps.  Et surtout dire ce que tu as à dire, à qui tu dois le dire.

La vie est simple.  C’est les humains qui la compliquent.

Tu t’ennuies de quelqu’un , appelle-le

Tu veux voir quelqu’un, invite-le

Tu aimes quelqu’un, dis-lui

Tu te poses des questions, demande-le

Et ainsi de suite…

Fais le CHOIX de simplifier ta vie.  Arrête d’attendre.  La vie c’est aujourd’hui.  Pas hier, pas demain, AUJOURD’HUI.

Ma belle Cynthia…  où que tu sois ce soir, j’espère que la lumière a su atteindre ton cœur et apaiser tes souffrances…

NAMASTE chers amis…  Ce soir plus que les autres…  Voici donc la signification de ce mot qui est mon préféré et qui selon moi est vraiment à propos.

 

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